Abdoulaye Camara

Au bout de 48 heures d’échanges et de discussions, un compromis a été trouvé, dans la soirée (22h) de ce mardi 28 janvier, entre le gouvernement guinéen et l’ensemble des syndicats du secteur éducatif, par rapport à l’amélioration des conditions de travail des enseignants.

Au sortir de la salle des négociations, chacune des parties à travers ses représentants a livré ses sentiments aux hommes de médias, suite à l’obtention de cet accord.

Selon Abdoulaye Camara, secrétaire général de l’USTG qu’il dirige, “nous sommes sortis très satisfaits ; car les enseignants ont eu une prime spéciale qui varie selon les zones de 450.000 à 1.300.000 Fg qu’on n’a jamais obtenue pour les enseignants. Deuxièmement, nos jeunes sortants des universités, des écoles d’enseignement vont être recrutés au niveau de la fonction publique. Donc, pour nous, c’est un sentiment de satisfaction. Car, les enseignants ont eu une prime très consistante, et les jeunes seront engagés”.

Plus loin, il lance ceci : “alors, nous demandons humblement aux enseignants et aux enseignantes d’accepter d’aller dans les différentes classes…”

Pour le premier secrétaire général adjoint de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG), Kader Aziz Camara, ce qui est important, c’est d’abord le résultat social. “A peu près un an, dit-il, la Guinée est dans les turbulences sociales sur le plan éducatif. Aujourd’hui les différentes fédérations des centrales syndicales ont conjugué des efforts ensemble pour donner un résultat positif au système de l’éducation, cela donne un engouement au niveau du système éducatif…”

“La deuxième des choses c’est de donner au système éducatif le réconfort moral… si ces communications sont pour nous une stratégie de ramener tous les élèves à l’école, je pense que la quiétude et la paix dans le pays sont déjà gagnées”, a-t-il ajouté.

Le ministre en charge de l’Enseignement technique, Lansana Komara, s’est réjoui de cette entente avec les syndicalistes qui, selon lui, “s’est faite dans un climat bon enfant’’ ; il a réitéré qu'”il y a un engagement du gouvernement et du professeur Alpha Condé à satisfaire les enseignants dans leurs revendications”.

À rappeler que, le camarade Aboubacar Soumah, un des signataires de l’accord du 10 janvier 2019, n’a pas daigné prendre part à ces négociations, mais sa structure s’est faite représentée par Oumar Tounkara et plusieurs autres syndicalistes exclus par lui (Soumah) quelques jours plus tôt.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com