Vendredi dernier, les responsables de la Caisse nationale de la sécurité sociale ont ouvert les portes de l’institution à une trentaine de journalistes.

Les cadres de l’institution, le DG, Malick Sankhon, en premier, ont permis aux journalistes d’être renseignés sur l’organisation, le fonctionnement, le rôle et les perspectives de la Caisse nationale de la sécurité sociale, ainsi que les réformes structurelles qui y sont intervenues.

Après avoir remercié les journalistes pour leur présence, le directeur de la CNSS, a estimé que ces échanges permettent de lever « beaucoup de mythes ».

Pourquoi faut-il s’assurer à la CNSS ? « La caisse sociale est l’affaire de tout le monde. Nul ne peut se prendre en charge pour sa santé. Raison pour laquelle nous vous invitons, si vous n’êtes pas encore inscrits, à tout faire pour vous inscrire à la sécurité sociale. Quand vous êtes affiliés vous avez vos droits pendant que vous êtes en activité. Si vous n’êtes plus en activité puisque nous avons un système de solidarité intergénérationnel, ceux qui ne sont plus en activité, ils doivent être pris en charge par les contributions de ceux qui sont en activité. Donc c’est très important. Et pendant que vous n’êtes plus en activité, vous pouvez avoir d’autres charges, avoir des enfants qui sont mineurs, pour cela aussi la caisse va venir à votre secours. Après votre décès vous aurez toujours la Caisse de sécurité sociale parce que vous laissez les ayants droit qui vont bénéficier de nos prestations », a expliqué Malick Sankhon.

Il a été aussi permis aux journalistes de savoir que la CNSS est un « établissement public à caractère administratif jouissant de l’autonomie financière, dirigée par un organe de décision, le conseil d’administration tripartite ; et un organe d’exécution, la direction générale. Elle est placée sous la tutelle du ministère de la Fonction publique ».

Abdoulaye Camara, directeur général adjoint du département immatriculation, recouvrement et  gestion des assurés , après avoir indiqué que pour «  s’inscrire au niveau de cette institution, pour se faire immatriculer,  votre employeur doit envoyer son arrêté de création de la société ou son organe avec deux cartes d’identités et un extrait d’acte de naissance ou les photocopies de carte d’identité pour chaque employé », il a aussi invité « tous les patrons des médias  à tout mettre en œuvre à venir inscrire ou enregistrer leurs travailleurs à la CNSS.  Parce que, la sécurité sociale est un droit humain fondamental. On a recours à la sécurité sociale, tout le maintien du revenu en cas de risque. Il n’est donc pas normal que les journalistes que vous êtes restent sans aucune couverture sociale. C’est une réparation d’une injustice sociale ».

Avec environ 3000 cotisants dont 1000 très dynamiques et près de 40 0000 assurés sociaux, cette institution compte bien en faire plus avec pour objectif de rendre la vie plus facile à ceux qui bénéficient de ses services.   

Il lui reste cependant des défis à relever: « Le renforcement du dispositif juridique du recouvrement des cotisations sociales en amenant les employeurs à s’acquitter de leurs obligations déclaratives et contributives ; amener les compagnies minières à veiller au respect de la législation sociale auprès de leurs sous-traitants par la déclaration et le paiement régulier des cotisations ».

Pour joindre l’utile à l’agréable, c’est par une visite guidée dans les locaux de la CNSS par les journalistes que la rencontre a pris fin.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com