Le mouvement des Patriotes pour l’Alternance et le Salut compte distribuer 50.000 tracts dans la commune de Kaloum en deux jours. « Réveillez-vous ! Indignez-vous ! Mobilisez-vous ! » : Ces expressions sont leurs slogans dans cette campagne de sensibilisation des citoyens sur les dangers d’une révision constitutionnelle en faveur d’une seule personne.

Ce mercredi 17 juillet 2019, les membres de ce mouvement dont à sa tête l’écrivain Ibrahima Sanoh, ont investi les rues du centre administratif et commercial de Kaloum, pour distribuer leurs tracts. Prenant le départ à 9 heures, Ibrahima Sanoh et son équipe ont profité du bouchon qui s’est installé entre le pont 8-Novembre et le centre-ville pour toucher le maximum de personnes se rendant généralement au travail dans les administrations.

Dans la foulée, le président du mouvement a déclaré : « Le motif de l’action, c’est d’aller vers la sensibilisation, parce que vous savez que la paix est menacée dans le pays. Et comme la paix est menacée, il faut sensibiliser les couches qui sont indifférentes, c’est le peuple, le bas peuple, celui-là qui a été affamé, c’est celui-là qui a été abandonné, pour lui montrer que la question n’est pas une question ethnique ni politique », explique Ibrahima Sanoh.

Sur le pourquoi de cette nouvelle forme de manifestion, le leader du mouvement explique que c’est parce qu’actuellement, « les manifestations et regroupements sont interdits ; et si cela est fait, il faut innover. C’est dans cette stratégie d’innovation qu’on est en train de le faire.  Il y a des pancartes, comme vous les voyez, les pancartes bien accolées sur la chemise, les amis aussi l’ont. Nous avions aussi des papiers que nous donnons aux majeurs ».

Pensez-vous que le message va atteindre le public cible, vu que la majorité de la population ne sait pas lire ?  « Ce qu’on fait, lorsqu’on arrive de fois dans les cafés, vous voyez qu’on prend le temps pour parler aux gens. On leur explique pourquoi on le fait, parce que d’autres des fois, peuvent bien le voir, mais ils ne comprennent pas. Et donc, on essaye de résumer le message à travers le cycle de la violence. C’est-à-dire que si on change des règles pour un seul homme, on crée la violence institutionnelle. Les autres sont en droit de contester et celui qui a créé la première violence sera aussi en droit de faire la violence de répression. Et donc, c’est de dire que ceux qui sont indifférents, qui seront touchés de près ou de loin, et quand on dit ça, ils comprennent que le message leur est destiné… », a répondu l’écrivain activiste Ibrahima Sanoh.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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