C’est en présence des responsables de l’opposition, la majorité présidentielle et de la société civile, que la mission conjointe du National démocratique Institute (NDI) et la fondation Kofi Annan, conduite par l’ancien président béninois, Nicéphore Soglo et l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, a publié le rapport des activités menées  dans le cadre de l’évaluation de l’environnement politique en Guinée avant la tenue en février 2020, des élections législatives.

En résumé, « la délégation a noté que tous les Guinéens rencontrés ont exprimé le fort désir d’avoir des élections législatives apaisées, inclusives et crédibles en 2020. Ils ont souligné l’importance de ces élections pour le renforcement de la démocratie du pays et la fin de la prorogation de la législature actuelle dont le mandat a expiré en janvier 2019. De nombreux Guinéens se sont dits préoccupés par le fait que les spéculations sur des changements du cadre constitutionnel et le calendrier électoral du pays affectent la préparation des élections de février 2020. Ils ont dénoncé les violences qui ont entaché les manifestations politiques depuis octobre dernier, qui ont fait des morts et occasionné des dégâts matériels. La plupart des victimes de violences étaient des jeunes de 20 ans ou moins ».

Et ensuite, «la délégation a également noté une polarisation et une méfiance parmi les acteurs politiques guinéens et les organisations de la société civile. La délégation a observé que bien que la commission électorale (CENI) soit confiante quant aux mesures prises pour organiser les scrutins, les dirigeants politiques de la majorité et des partis d’opposition ont exprimé des préoccupations concernant le processus d’inscription des électeurs en cours. La CENI doit déployer des efforts extraordinaires pour partager des informations sur son travail et son calendrier avec les citoyens. Les dirigeants guinéens doivent renforcer le dialogue entre les partis politiques et favoriser des communications et des interactions plus régulières entre les partis et l’organe de gestion des élections ».

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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