Capture de l’article de Dakar Actu

En regardant la vidéo de l’interview du président Alpha Condé, on se rend compte que ses réponses sur un éventuel changement de la constitution n’ont pas été fidèlement transcrites. Voici exactement ce que le PRG dit à l’exception des parties inaudibles représentées par des (…).

Question (Barka Bâ, Télé Futur Médias) : On parle de l’adoption d’une nouvelle constitution et d’un référendum. Évidemment, l’opposition n’est pas d’accord avec cette initiative. En tant que Président de la république, est-ce que vous vous comptez vous mettre au-dessus de la mêlée ? 

Alpha Condé : Le président de la République est le principal garant des institutions mais la souveraineté d’un pays appartient au peuple. Donc seul le peuple peut décider. Quelqu’un ne peut pas se mettre à la place du peuple. Moi j’observe, je suis le principal garant de la défense des institutions.  Alors je rigole un peu quand je vois les gens ou bien je vais me mettre avec eux puisqu’ils veulent (…).

Mais ce qu’on oublie, c’est que la souveraineté appartient au peuple et seule la volonté populaire s’impose à tout le monde. En tant que démocrate, c’est mon point de vue, donc je laisse les gens débattre.

J’ai dit au peuple de Guinée, s’ils veulent changer de constitution ou pas, c’est le droit du peuple de Guinée. Moi j’observe et j’écoute. Mais il n’appartient à personne de nier au peuple de Guinée le droit de faire une nouvelle ou d’adopter une constitution qu’il veut.

s’il y a une nouvelle Constitution, il n’y a pas de troisième mandat. S’il y a modification de la constitution, il y a troisième mandat

Question  (toujours Barka Bâ, TFM) : Et si cette constitution ouvrait la voie à un troisième mandat, Monsieur le Président ?

La réponse telle que publiée dans Dakar Actu

Alpha Condé : Mais s’il y a une nouvelle Constitution, il n’y a pas de troisième mandat. S’il y a modification de la constitution, il y a troisième mandat, mais s’il y a une nouvelle Constitution, il n’y a pas de troisième mandat ou pas. Juridiquement, s’il y a une nouvelle Constitution (…)

La France est à la cinquième république. Est-ce que quand on est passé de la quatrième à la cinquième république, il y a eu le problème de mandat ? C’est une nouvelle république, c’est tout. Mais moi je pense que pour le moment le débat est ouvert et le débat doit être libre. On ne peut empêcher quelqu’un d’avoir le débat. Chacun est libre de défendre sa position mais en dernière analyse, il reviendra au peuple de Guinée de trancher.

Voir ci-dessous la vidéo

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