Dans son discours de clôture de la première session unique de la neuvième législature, l’honorable Amadou Damaro Camara, président du parlement guinéen a sollicité que les affaires liées aux crises post-électorales soient diligentées.

D’abord, l’honorable Amadou Damaro Camara, a déclaré : « monsieur le président de la République, Dieu vous a donné 4 choses, pour la recherche de chacune desquelles, on peut consacrer toute une vie. Dieu vous a donné la santé, l’instruction, le pouvoir et la longévité. Je ne suis donc pas surpris par votre sens du pardon et je saisis d’ailleurs l’opportunité de vous remercier une fois de plus pour votre esprit de tolérance en graciant nos concitoyens condamnés par la justice à des peines d’emprisonnement. »

Ensuite, il a sollicité « pour la paix, la quiétude et le dialogue tout en respectant la séparation des pouvoirs, socle de toute démocratie, je souhaiterais humblement que la branche judiciaire veuille bien traiter avec diligence les dossiers post-électoraux en instance devant les juridictions ».

« À vous, monsieur le président de la République, je vous saurais gré de continuer à faire usage de votre droit de grâce. Il est évident que la grâce présidentielle pour ces condamnés devrait conduire d’autres à mûrir leur choix avant de poser des actes répréhensibles », a-t-il insisté.

Aux jeunes, l’honorable Damaro a conseillé : « ne sacrifiez pas votre vie pour des causes dont vous n’avez pas la maîtrise. L’avenir de ce pays repose sur vos épaules. Alors, je vous invite à prendre votre destin en main et vous lance cet appel : entreprenez comme si votre vie en dépendait, faites de la politique parce que vous y croyez, engagez-vous pour améliorer les conditions de vie de vos compatriotes, agissez par conviction et grâce au travail, vous parviendrez à maîtriser votre environnement physique et social. »

« Je reconnais que notre génération a failli quelque peu à sa mission, au regard du leg que nous ont laissé nos devanciers. Ils avaient réussi, malgré la pression internationale et le poids du pouvoir de l’empire colonial à se hisser au-dessus des petites rivalités de personnes pour aller à l’indépendance et mettre sur pied les prémisses d’une nation forte. Qu’ils soient des modèles et des exemples pour la classe politique actuelle et surtout pour la nouvelle génération », a-t-il conclu.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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