A la tête du département en charge des pêches, de l’aquaculture et de l’économie maritime, le ministre Frédéric Loua, face à une trentaine de journalistes, a fait, ce lundi 29 juillet, le point sur la situation de son ministère, de 2011 à nos jours.

De prime abord, le ministre Loua a décliné entre autres insuffisances trouvées en place par l’actuel régime : « Le manque de vision stratégique clairement définie et la faiblesse de la gouvernance du secteur ; la faible connaissance des stocks ; l’inadaptation du cadre juridique ; l’enclavement des débarcadères ; la délivrance de façon anarchique des licences en faveur des flottes de pêche étrangère ».

A la suite de ces constats, lui et son équipe ont mis en place des mesures pour mener à bien la mission qui se trouve être la leur.

Des efforts parmi lesquels figurent : « La promulgation du nouveau Code de la pêche maritime ; la séparation des fonctions de surveillance des pêches et d’émission des licences, qui est entièrement transférée à la direction nationale de la pêche maritime ; la sécurisation de l’encaissement des redevances de pêche qui sont systématiquement versées sur les comptes du Trésor public. Les redevances de pêche industrielle sont passées de moins de 10 milliards avant 2010, à plus de 66 milliards en 2018 ; l’adoption d’un plan national d’inspection des pêches ; l’instauration d’une période de fermeture de la pêche (repos biologique de 2 mois), ce qui permet de réduire la pression de l’effort de pêche sur la ressource et favoriser la régénération des espèces menacées ; instauration d’un régime de surveillance par satellite des navires de pêche ».

Ces efforts ont abouti, selon lui, à des résultats comme : « La levée de la sanction de l’Union européenne relative à la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non règlementée (INN) », mais aussi d’autre résultats, notamment : « Les campagnes d’évaluation des stocks halieutiques ont permis d’estimer la biomasse et le potentiel exploitable des principales espèces qui est présentement de 395.000 tonnes pour l’année 2019 contre 109.000 tonnes en 2009 ; l’amélioration des conditions d’accostage et de débarquement et pêche artisanale maritime ; la construction et l’équipement de 100 barques de pêche en faveur des jeunes pêcheurs… »

Afin de maintenir et amplifier cette dynamique, le ministre Loua a confié les stratégies qu’ils se sont fixées pour que la dynamique amorcée puisse se maintenir et s’amplifier en 2019 : « Le renforcement des mesures de gestion de la ressource halieutique et de lutte contre la pêche INN ; la poursuite des efforts de développement de la pisciculture dans 176 villages contre 95 villages en 2010 ; la structuration de la profession de pisciculteurs dont le nombre de pratiquants est de 2.160 personnes rassemblées en 166 groupements de pisci-riziculteurs ; la poursuite des efforts pour la relance de l’exportation des produits de pêche vers l’Union européenne ».

Pour les prochaines années, ils prévoient de : «   Réglementer et contrôler la qualité des intrants et matériels de pêche ; soutenir la disponibilité continue du poisson sur le marché par la mise en place d’entrepôts de conservation, de transformation et de commercialisation ; promouvoir les chaines de valeur par le renforcement de la règlementation ».

Pour finir, le ministre a tenu à remercier le président de la République et le chef du gouvernement, pour la confiance placée en sa personne.

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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