Mohamed Beavogui, premier ministre

Jeudi dernier, le colonel Mamadi Doumbouya, président de la Transition guinéenne en recevant les caciques du régime qu’il a renversé le 5 septembre dernier, a estimé que ces derniers ont « tous trahi le président Alpha Condé, vous l’avez trompé. Vous ne l’aimiez pas. S’il est devant vous aujourd’hui, il est capable de se jeter sur vous. Regardez l’état de nos routes… »

L’état désastreux des routes semble être un des principaux griefs que la junte au pouvoir semble opposer à l’ancien régime.

En effet avant cette rencontre, le premier ministre, Mohamed Béavogui avait convoqué les patrons de l’entreprise chinoise [China Road and Bridge Corporation (CRBC)], chargée d’exécuter les travaux pour les tancer vertement. Ils seraient encore à 30% de l’exécution des travaux -ce, malgré le financement qui avoisinerait les 50%-, pendant que selon le délai contractuel, la route devait être rendue en février 2022.

Pire, la qualité de cette route ainsi que celle des voiries urbaines issues de l’accord cadre avec la Chine ne serait pas exempte de reproches.

Selon certaines indiscrétions, de l’argent a été sorti pour réaliser dans le cadre du programme d’urgence -environ 460 milliards GNF-, les mêmes voiries urbaines déjà financées par l’accord cadre cité haut. Les nouvelles autorités voudraient comprendre!

Pour rappel, le coût total du projet de la route Coyah/Dabola est de 357 millions d’euros hors taxes dont 85 % issus du mécanisme de l’accord-cadre sino-guinéen et 15% du budget national de développement (BND).

Guinee7.com