Face aux magistrats et greffiers vendredi dernier, le ministre de la Justice et des droits de l’homme, Alphonse Charles Wright, a appelé les aînés de la famille judiciaire à jouer leur rôle pour le meilleur fonctionnement de leurs institutions.

« Si nous échouons, moi je vous accuserai, vous les aînés. C’est à vous de prendre votre responsabilité. Le ministre de la justice, c’est vous qui l’avez formé. Sur le plan administratif je suis là. Je n’ai jamais fermé ma porte à qui que ce soit et je ne la fermerai jamais. L’espace médiatique n’est pas un espace où il faut aller débattre des questions. Ma porte est ouverte. Si vous avez des griefs contre le garde des sceaux, ma porte est ouverte. Si vous avez des conseils, ma porte est ouverte. Mais on doit respecter l’institution qui est la justice », a affirmé le ministre de la Justice.

Avant de poursuivre : « Je finirais par être parmi vous dans deux ans, trois ans ou peut-être dans un mois, rien n’est éternel. Mais je ne vais jamais détruire ma maison. Mais je ferais en sorte que ma maison soit respectée. Si je dois me battre avec tout le monde, je me battrais pour que nous conjuguons le même verbe. Mais dans l’éthique, dans le respect et la courtoisie. »

Et surtout, « c’est à vous les aînés que je m’adresse, parce que je n’ai pas cette occasion : approchez les jeunes; conseillez quand c’est possible; apaisez quand c’est nécessaire; mais soyez conséquents aussi quand c’est nécessaire. Cela va de l’image de notre institution. A travers ce message, de mon côté, je n’hésiterais pas de prendre toute mesure utile pour le respect de la loi et du serment de magistrat ».

A rappeler que le garde des sceaux a tenu ces propos à un moment où le torchons brûle entre lui et l’Association des magistrats de Guinée, qui lui reproche de prendre des décisions illégales.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com