La récente crise de la maladie à virus Ebola survenue entre mars 2014 et avril 2016, a enregistré 3814 cas dont 2544 décès parmi lesquels 115 personnels de santé laissant plus de 1270 survivants, 600 veuves/veufs et près de 6000 orphelins. Sur le plan sanitaire, la conséquence immédiate et la plus directe de l’épidémie a été une augmentation de la morbidité et de la mortalité dans le pays.

Partant de ce constat, le ministère de la santé et l’OIM-Guinée avec la coordination de l’organisation mondiale de la santé ont organisé le premier forum international pour le financement durable de la sécurité sanitaire en Guinée. La cérémonie d’ouverture a eu lieu, ce mercredi 15 janvier, dans un réceptif hôtelier de la place.

Selon les organisateurs, l’objectif général du forum est de contribuer au maintien d’un niveau optimal de préparation et de réponse afin d’atténuer les impacts des futures épidémies.

Les attentes sont entre autres : une connaissance approfondie sur les impacts sanitaires et socio-économiques des épidémies en général et en particulier, de l’épidémie de la maladie à virus Ebola en Guinée est largement partagée ; les parties prenantes (secteur privé, diaspora…), manifestent leur implication effective dans le financement de la santé en général et de la sécurité sanitaire en particulier.

Pour le Colonel Rémy Lama, ministre de la Santé, “face à la faiblesse de la contribution du budget national de développement et la diminution progressive de l’appui des partenaires extérieurs, il serait judicieux de mettre en place un système pérenne de mobilisation des ressources, afin d’assurer et maintenir le niveau optimal de préparation et de réponse aux futures épidémies”, explique-t-il dans son discours d’ouverture.

“Durant deux jours nous échangeons ensemble sur les opportunités de mobilisation de ressources financières durables pour la sécurité sanitaire avec la contribution des experts nationaux et internationaux. Ces opportunités de mobilisation des ressources financières durables devront à terme permettre de compléter les plans de mobilisation des ressources financières en faveur de la structure sanitaire mais aussi de financer la mise en œuvre effective du plan d’action national d’œuvre de sécurité sanitaire qui est notre feuille de route nationale autour de cinq projets phares”, a-t-il renchéri.

Mme Fatou Diallo N’diaye, cheffe de mission OIM Guinée, Coordinatrice résidente a. i du système des nations unies en République de Guinée, soutient que ce forum est de : “continuer l’appui qu’on est en train de faire et aider aussi l’État guinéen, les structures telles que l’ANSS (Agence nationale de sécurité sanitaire) à continuer à se prendre en charge à travers le secteur privé. Le secteur privé fait énormément mais de façon un peu, pas centralisée. Ce forum permettra la mise en place de cette alliance qui pourrait permettre de mobiliser les fonds et d’être dans une transparence, et puis avoir un niveau de traçabilité ; où vont ses fonds et c’est comment les utiliser pour les populations nécessiteuses et aussi être dans la prévention. Parce que, quand on est dans la prévention, en période de crise, on investit moins”, dira-t-elle au nom du système des nations unies en Guinée.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre d’État ministre de la justice, garde des Sceaux, Mamadou Lamine Fofana. “Quand on a en mémoire le souvenir du virus Ebola, vaut mieux prévenir que guérir. Dans la mobilisation des fonds il ne faut plus qu’on s’en tient au partenaire public seulement il faut associer le privé pour cette mobilisation”, a-t-il mentionné avant d’ouvrir officiellement les travaux.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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