La Ligue Guinéenne de Football Professionnel (LGFP) a organisé dans l’après-midi du vendredi 27 novembre un cocktail dans un réceptif hôtelier de la place, auquel étaient invités  des opérateurs économiques. Antonio Souaré, le président de la Ligue a mis l’occasion à profit pour vanter les  mérites de cette jeune institution du ballon rond, en vue d’inciter les sponsors à s’intéresser davantage au secteur du football.

Lors de ce cocktail qui a regroupé des opérateurs économiques autour du président de la LGFP, Antonio Souaré, les débats étaient centrés exclusivement sur le sponsoring. Et cela, Maurice Akwai KOIVOGUI, secrétaire administratif de la LGFP a tenu à le préciser dès le départ. «A l’ordre du jour, un seul point. Celui d’une offensive de  charme vers vous (Ndlr, les partenaires économiques), pour votre intéressement à un projet de société dans le domaine spécifique du football, que la ligue guinéenne de football professionnel vous propose. Il s’agit d’expérimenter un mécanisme de partenariat gagnant-gagnant fort et structuré dans les règles de l’art entre vous détenteurs du pouvoir économique et la famille footballistique, elle aussi détentrice du pouvoir promotionnel, à travers le public, dont elle seule a le secret de drainer à l’occasion de ses matches», a-t-il souligné.

L’organisation d’un tel cocktail entre les opérateurs économiques, et les acteurs du football guinéen est une première dans le pays. Ce qui sous-entend comme le dit le président de la LGFP, Mamadou Antonio SOUARE, que la Guinée évoluait jusque là dans une ligue «amateur». Il a fallu donc des personnes comme les patrons de Guinée-Games, de  Guico-Pres et de l’ASK pour donner un nouveau souffle au football guinéen, a-t-il indiqué. Histoire de redynamiser ce domaine sportif.

Contrairement à la ligue « amateur» qui a toujours régenté notre football, la Ligue Guinéenne de Football Professionnel va donner une identité positive à la Guinée en matière de football. Selon le chargé de marketing de cette nouvelle instance, «la ligue se donne pour mission de revenir vers le public, mais surtout lui offrir un spectacle de meilleure qualité. Qualité au niveau des images, qualité au niveau de l’apport des partenaires, et aussi et surtout une meilleure implication des clubs à travers les retombés médiatiques, mais aussi sur le plan commercial une meilleure assise financière. La ligue avec le soutien de tous les partenaires, les sponsors, mais aussi le public. Elle va s’atteler dès cette année à améliorer les compétitions, la voie des clubs, la qualité des prestations des équipes», dit-il.

Et d’ajouter, «nous tenterons au sein de la Ligue professionnelle d’essayer d’améliorer l’existence. Mais surtout, les partenaires qui viendront, auront toutes les garanties d’avoir le retour sur investissement souhaité. C’est-à-dire, le maximum d’occasions et d’opportunités de lier leurs noms, logos ou emblèmes, produits ou services au sigle LGFP».

Avec l’ambition de la LGFP, celle de rendre plus professionnel et compétitif le football guinéen, il n’en demeure pas moins que  cela suppose des exigences. Des obligations qui entrent dans la construction  d’une vraie ligue professionnelle. D’abord, comme le dit Antonio SOUARE, il faut des «infrastructures dignes de nom». Pour ce faire, il a annoncé la construction très bientôt de «onze terrains de foot synthétiques à travers tout le territoire national». Selon lui, le stade de Nongo ne pourra pas être fonctionnel dans les mois qui suivent.

Aussi, avec cette instance qui est mise en place pour les équipes de la première et deuxième division du pays, chaque club pourra signer en bonne et due forme un partenariat avec un ou plusieurs sponsors. Tout de même, Antonio précise que «chaque club est libre de prendre son sponsor. Parce que le sponsor, il ne faut pas imposer 24 équipes à une seule société. Les sociétés sont libres de choisir l’équipe avec laquelle elle veut aller. Le sponsoring qui est interdit, c’est deux mêmes produits pour une même équipe. Par exemple, deux sociétés de téléphonie mobile ne peuvent pas sponsoriser une même équipe».

Parlant de la garantie en faveur des deux parties prenantes, notamment les sponsors et les équipes, Antonio SOUARE les rassure avec la mise en place d’une direction de contrôle. Celle-ci veillera à l’applicabilité des contrats entre sponsors et équipes.

Plus loin, le président de la Ligue Guinéenne de Football Professionnel invite tous les clubs qui évoluent en ligue 1 ou ligue 2 de se faire enregistrer, ce afin de tirer pleinement profit de cette ligue. Il a aussi attiré l’attention des clubs qui ne s’enregistreraient pas. Selon lui, même n’étant pas enregistré à la ligue professionnelle, le club pourra participer aux différentes phases du championnat. Mais au cas où l’équipe est championne, elle ne pourra pas représenter la Guinée dans les compétitions internationales. Pour la simple raison que le club ne serait pas professionnel.

Avant de finir son intervention, le président de la Ligue Guinéenne de Football Professionnel, Antonio SOUARE a annoncé le paiement de droit d’image par les médias qui voudraient couvrir les différentes rencontres des équipes. Histoire de renflouer les caisses de cette ligue. Car dit-il «ça ne sera pas gratuit. Notre championnat sera associé aux radios et télévisions».

A noter que pour la nouvelle saison qui débute le 11 décembre prochain, la Ligue Guinéenne de Football Professionnel annonce la disponibilité de deux milliards cinq cent millions de francs guinéens.

Cette rencontre a été une occasion pour Antonio Souaré de promettre la construction d’infrastructures et un appui aux clubs, afin de leur permettre de disposer une importante surface financière. Reste à savoir si le PDG de LGFP, Mamadou Antonio Souaré, qui a l’oreille du chef de l’Etat, sera à la hauteur des attentes des milieux sportifs.

Oumar Daroun

In L’Indépendant

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