Dans son sixième roman intitulé Masques et danses baga à  travers  le D’mba, dont il a fait la dédicace ce mercredi, lors d’une session des “Mercredis du livre”, à Conakry, l’ancien ministre, Jean René Camara, parle de la communauté baga de Guinée.

Cet ouvrage de 138 pages, édité par L’Harmattan Guinée, a été présenté sous la présidence d’honneur du ministre d’Etat, Naby Youssouf Kiridi Bangoura, en présence de nombreux cadres, ainsi que de la famille et des collaborateurs de l’auteur.

Dans les trois chapitres que comporte cette œuvre, l’auteur parle dans le premier “Des aspects organisationnels du festival”. Dans le deuxième, “Des masques, danses et chants baga” ; et dans le troisième, il traite “Des communications sur le patrimoine culturel  baga”.

Pour l’auteur, l’exercice de la rédaction de ce livre est une contribution à faire connaître la façon de vivre de cette communauté exceptionnelle. « J’ai voulu à  travers  la riche culture baga montrer le potentiel culturel et artistique dans ce livre. Au-delà des activités culturelles que nous avons initiées et qui ont lieu  chaque  année dans le Bagataï (pays des Baga, ndlr), chaque mois de février,  pendant  les périodes de récoltes, nous avons d’autres ambitions, c’est la valorisation de notre patrimoine culturel et artistique » a expliqué l’ancien ministre.

Et d’ajouter plus loin que : « L’inscription de ce masque D’mba qui est aujourd’hui symbole national, d’abord au niveau du patrimoine national, cela pour préluder l’inscription de ce masque D’mba sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ; ce sont les objectifs  assignés à  notre festival, et c’est ce que j’ai voulu  traduire  dans ce livre ».

Prenant la parole, le ministre d’Etat, Kiridi Bangoura, a fait savoir l’effort louable de l’auteur qui a voulu expliquer cette communauté. « La “bagayité”, c’est quelque chose de très difficile à  définir. Parce que c’est une culture qui est post-moderne, parce qu’elle est caractérisée par des choses que les gens les plus évolués du monde cherchent aujourd’hui. Une des choses, c’est la pluralité au sein de la même communauté. La culture baga est fondée  sur cette  communauté,  qui sont des communautés linguistiques, distinctes et proches à  la fois », a-t-il affirmé.

À rappeler que pour illustrer ce livre, la cérémonie a été accompagnée de la prestation scénique du groupe artistique féminin Baga guinè, qui a esquissé des pas de danse et montré les statues de la communauté des Baga.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com

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