Aliou Sow des Éditions Gandal, entouré de ses partenaires a donné, vendredi, les couleurs de la 5ème édition du Salon international du livre de jeunesse de Conakry qui se tiendra à Conakry du 3 au 6 novembre.

Placé sous le thème « les livres de jeunesse au service de l’éducation de qualité », cette édition contrairement aux précédentes et pour respecter les mesures barrières, va se dérouler dans différents endroits de la capitale, dont le Centre culturel franco-guinéen, la Bleuzone, le stade du 28 septembre, la Maison des jeunes de Ratoma, celle de Kipé et au Canal Olympia de Tombolia.

Diverses activités, telles que : des jeux de lecture, des débats, des expositions, des dédicaces, des tables rondes et des formations seront au rendez-vous de ce salon qui va aussi accueillir des éditeurs venus de plusieurs pays d’Afrique et d’Europe.

Pour le choix du thème, Aliou Sow, délégué général du salon, dit que son équipe a cherché, « avant tout à faire un lien entre l’école, la qualité des enseignements, des apprentissages et le rôle que les livres de jeunesse doivent jouer dans ce sens. Ce qui fait que toute la sélection de livre que nous allons mette en place, mais aussi tous les jeux, parce que le salon a lieu dans les six communes, pour que le livre arrive dans les mains des enfants. Parce que les jeux que nous faisons sont sanctionnés par la délivrance de chèques livres qui sont offerts par le bureau du PNUD à Conakry. Les enfants de la cinquantaine d’écoles ont été sélectionnés qui arrivent, qui visitent les livres, qui les touchent et les manipulent, qui côtoient les auteurs, qui leur posent des questions et qui participent aux jeux, ils vont rentrer chez eux avec des livres pour eux et les enseignants qui les accompagnent auront des chèques livres pour d’autres catégories d’ouvrages… »

Avant d’indiquer entre autres objectifs, celui de : « montrer qu’il y a une production nationale de livre de jeunesse. Parce que beaucoup de gens pensent qu’il n’ y a pas de livres de jeunesse produits dans ce pays. Ce qui n’est pas vrai. Tous ceux qui viendront, verront qu’il y a une grande diversité de livres de jeunesse produits par les éditions Gandal en particulier et qui sont écrits par des écrivains guinéens. »

Attachée de coopération pour le français à l’ambassade de France à Conakry, Stéphanie Orfila, explique que leur accompagnement part du fait que : « l’éducation, c’est vraiment un axe fort de la coopération française en Guinée. On est très présent sur ce terrain-là. Au niveau de l’équipe France en général, c’est quand-même le programme national de développement abondé par l’Agence française de développement avec 27 millions et demi d’euros. Et c’est l’agence française de développement qui est l’agent partenaire du partenariat mondial de l’éducation pour mener à bien ce programme de l’éducation. Au niveau de l’ambassade elle-même, nous avons aussi des fonds qui sont plus modestes. Mais qui sont dédiés à développer plus spécifiquement le français et la politique du livre. »

À son tour, Sansy Kaba Diakité, vice-président de l’association des éditeurs de Guinée rassure que tous, « les éditeurs guinéens seront mobilisés pour ce salon. Nous serons présents. Et ça c’est un soutien exceptionnel ».

Quant au directeur national adjoint du livre et la lecture publique au ministère de la Culture, Abou Soumah, il révèle l’importance de cet événement dans l’accomplissement de la mission qui est la leur. « Tout événement qui est lié au rayonnement du livre sera réellement au centre de nos préoccupations. C’est dans ce cadre-là que depuis 5 ans nous sommes aux côtés des organisateurs pour les appuyer institutionnellement et même matériellement. Cette année vu la transition et les mutations, nous n’avons pas pu faire quelque chose. Mais ce n’est que partie remise », promet-il.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com