Le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, en compagnie de certains membres du gouvernement, s’est entretenu avec le bureau de l’assemblée nationale ce jeudi, dans le cadre des consultations qu’il a engagées avec les acteurs socio-politiques.

Cette rencontre, comme on pouvait s’y attendre, s’est faite en l’absence des représentants des groupes parlementaires Libéraux Démocrates (UFDG) et Alliance Républicaine de l’UFR.

Au sortir de cet entretien qui a duré un peu plus d’une heure, le président de l’assemblée nationale, l’honorable Claude Kori Kondiano a tout d’abord regretté l’absence de l’opposition.

J’ai regretté hélas, l’absence de mes collègues de l’extrême droite et du centre, parce que ça nous aurait permis d’avoir des positions différentes

“J’ai souhaité que la représentation nationale qui relève d’une assemblée plurielle, soit représentée par toutes les composantes de cette assemblée, du point de vue famille politique. J’ai regretté hélas, l’absence de mes collègues de l’extrême droite et du centre, parce que ça nous aurait permis d’avoir des positions différentes ou une sorte de débat contradictoire. Parce qu’une assemblée nationale, c’est ça…”.

“Mais qu’à cela ne tienne, poursuit-il, nous avons pu avec l’ensemble des membres du bureau et des présidents des commissions générales, recevoir aujourd’hui monsieur le Premier ministre, pour lui dire, les uns et les autres, ce qu’ils pensent des deux points qui étaient à l’ordre du jour de notre rencontre. C’est-à-dire les élections législatives et la constitution”.

Parlant du premier point qui concerne les élections législatives, le président de l’assemblée nationale a précisé que: “la position de tous les intervenants était de faire en sorte que nous puissions enfin avoir ces élections législatives dans la date approximative qui a été fixée par le pourvoir exécutif. Dans les détails, les uns et les autres ont proposé pour faire en sorte que ces élections soient propres, crédibles et se passent sans pression.”

La constitution qui a été adoptée en 2010 a fait son temps…

Pour ce qui est de la constitution, l’honorable Kondiano a pu donner son point de vue sur la question : ” le débat sur le problème de la constitution a été trop passionné alors que nous sommes confrontés à un problème réel. La constitution qui a été adoptée en 2010 a fait son temps… il n’y a pas un seul pays au monde où on adopte une constitution pour l’éternité(…). Il y a un certain nombre de dispositions qui sont dépassées et qu’il y a lieu de revoir.”

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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