Devant être jugés ce jeudi  au tribunal de première instance de Dixinn, les militants arrêtés le 7 janvier ne sont pas présents ce matin dans la salle d’audience. Par contre, ceux arrêtés le 5 janvier se font entendre cette journée.  Les députés de l’opposition réunis ce matin au domicile privé de Jean Marie Doré ont déploré les conditions de détention de leurs militants.

Aliou  Condé dénonce d’abord les circonstances de l’arrestation des militants. Des arrestations qu’il qualifie d’arbitraire : « Le problème qui se pose souvent en Guinée, est le problème de l’acceptation de l’opposition. Jusqu’à présent on  n’accepte pas que l’opposition existe, on pense que l’opposition  est une maladie pour le pays donc seuls les gouvernants ont le droit de parler. Si vous constatez et vous le savez vous-même que c’est surtout  après la manifestation lorsque les gens rentraient tranquillement chez eux, des barrages ont été installés et ils ont été pourchassés à l’intérieur. Et certains ont été arrêtés au  cours  des poursuites. »

Encore le député souligne que les détenus ont été malmenés «Ce qui est surtout regrettable, c’est que ces gens ont été bastonnés. Les jeunes mineurs de dix, douze et treize ans ne pouvaient pas s’assoir tellement ils ont été bastonnés,» a fustigé Condé.

Le vice-président de l’union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) n’admet surtout le fait que les détenus soient avec d’autres qu’il considère être «des bandits de grands chemins ».

Une information judiciaire est ouverte par le tribunal, une date pour le jugement des militants de l’opposition sera bientôt connue. C’est ce qu’à fait entendre le procureur aux députés.

JB.

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