C’est dans un complexe hôtelier de la place, que s’est déroulé ce lundi 10 juillet, un atelier portant sur la restitution et la validation d’une étude sur la reforme de l’enseignement et de la recherche en santé, initiée par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et appuyée par ses partenaires techniques et financiers, notamment l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’objectif est de contribuer à une meilleure appropriation des techniques de la réforme par les parties prenantes. Repartis en quatre groupes, les participants sont venus essentiellement du secteur de la santé et de l’éducation. Ils doivent à l’issue de la rencontre aboutir à de nouvelles recommandations sur le rapport préétabli par l’étude. Le rapport présenté par le professeur Léodégal Bazira, consultant international, découle d’une étude qui a débuté depuis le 12 juin et qui vise à renforcer les capacités du système éducatif en santé par l’amélioration des compétences structurelles, programmatiques et organisationnelles des établissements d’enseignement en santé.

Présidant l’ouverture de cet atelier, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la recherche scientifique, Abdoulaye Yero Baldé, a énuméré quelques problèmes qui ont encouragé cette initiative : “C’est une réaction commune à tout le monde, notre système de formation en santé n’est pas efficace. Vous avez entendu parler de la massification des apprenants ; c’est-à-dire il y a trop de monde pour peu d’infrastructures et d’équipements adéquats, de laboratoires. La formation n’est pas de qualité et la reforme est nécessaire, si on veut aller de l’avant. Comme je l’ai dit tout à l’heure, il y a l’inadéquation, emploi-formation. Vous savez que de 2012 à 2017, ont a sorti plus de 5000 étudiants diplômés, mais qui ne sont nulle part, en tout cas pas dans les structures officielles. Quand vous entendez parler de cliniques clandestines, d’autres partent à l’étranger. Et tout cela a un coût à la fois économique et social sur notre système de santé. “

Il ajoute par ailleurs : “La responsabilité est large, c’est à la fois l’Etat, le corps enseignant, les parents, les étudiants ; c’est tout le monde qui est impliqué et c’est pourquoi ensemble nous avons essayé d’organiser cet atelier pour valider le rapport qui a pris en compte, les préoccupations des uns et des autres. Donc nous sommes tous responsables, à commencer par nous, responsables du secteur de la santé et de l’éducation. “

Enfin : “ Il y a tout d’abord un rapport provisoire qui est disponible, qui met à nu toutes les failles de notre système de formation en matière de santé. Tout à l’heure nous avons parlé de mauvaise gouvernance dans le système, les recrutements fantaisistes des étudiants dans le système, le manque d’enseignants qualifiés en matière de formation en santé, le manque de stage pratique et au finish question de qualité encore et l’impact sur la santé des populations ; parce qu’aujourd’hui nos hôpitaux et centres de santé n’ont pas les moyens et les capacités adéquates pour donner un service de qualité, ce qui en fait des mouroirs. C’est tout cela qu’il faut corriger avec les groupes de travail, pour valider ce rapport. “

Quant au coordonnateur de cette étude de reforme, M. Sekou Traoré, il a fait remarquer que : “ La santé et l’éducation sont les deux grands secteurs fondateurs de la puissance publique, à leurs réalités le parallèle est possible et permis. Ce programme de reforme a pour point de départ, le constat accablant sur la vulnérabilité du dispositif de couverture et de défense sanitaire, sur la dérive qui perdure depuis plus d’un tiers de siècle, dans l’enseignement et la recherche en général. Interpellant ainsi“ les décideurs politiques et l’expertise scientifique à entreprendre des mutations utiles et rapides. “

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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