Réunis en plénière ce jeudi au quartier général de l’UFDG, au quartier Hamdallaye à Conakry, les membres de l’Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie ont analysé les réalisations faites par le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) durant les cent premiers jours passés à la tête du pays.

La déclaration a été lue par Édouard Togomou Kpogomou, conseiller du président de l’ANAD.

Ils ont tout d’abord félicité le CNRD pour diverses actions posées. « La libération des détenus politiques, le retour des exilés, le demantellement des PA dans les quartiers, la restitution à l’UFDG  ses locaux et la levée de l’interdiction de voyager arbitrairement imposée aux dirigeants de partis politiques », a-t-il énuméré.

Mais aussi salué « la hauteur de vue dont le CNRD a fait preuve en prenant toutes les mesures pour assurer la protection de l’intégrité physique et de la dignité de l’ancien président Alpha Condé ».

Avant de féliciter aussi le CNRD pour « la mise en place de la Cour de répression des Infractions Économiques et financières (CRIEF) et l’encourage à assurer à l’institution son indépendance et son impartialité, gage de sa crédibilité et de son efficacité dans la moralisation de la vie publique ».

Par ailleurs, l’Alliance a déploré « l’absence d’un cadre de dialogue et même de tout dialogue entre le CNRD et la classe politique. Or, les conditions d’une démocratie apaisée et le droit électoral sont largement tributaires du consensus politique ».

Vu l’importance que ses membres accordent aux concertations dans le processus de la transition, qui selon eux est de nature politique, l’alliance a exhorté le CNRD à : « créer un cadre de concertation afin de lancer le dialogue politique; de diligenter la mise en place du CNT; d’accepter la désignation par la CEDEAO d’un médiateur/facilitateur intègre pour aider à aplanir d’éventuelles divergences internes, et à jouer le rôle d’intercesseur de nos
préoccupations auprès de la communauté internationale. »

Enfin, l’Alliance a rassuré les nouvelles autorités, « de soutenir toute action visant à organiser, dans un délai raisonnable, le retour à l’ordre constitutionnel pour permettre à notre pays de reprendre sa place dans les instances de la CEDEAO et de l’UA dont notre pays est membre fondateur ».

Abdou Lory Sylla et Abdoul Barry pour guinee7.com