Selon des sources concordantes, Cellou Dalein Diallo n’est plus légitime en assumant le poste du président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG). Le congrès qui devrait renouveler les instances du parti tarde à être organisé, depuis le mois d’août dernier. Ce qui fait dire à certains responsables et autres militants que la légitimité du président du parti est déjà mise en cause. Le porte-parole Sékou Chérif Fadiga est d’un autre avis.

La légitimité de Dalein Diallo est mise en jeu tant que le parti n’organisera pas le congrès pour renouveler en profondeur les structures de l’UFDG. Seulement, au sein du parti, on joue les prolongations. On en parle peu, voire très peu. Comme si c’était une question taboue. Certes, ce congrès n’a aucun enjeu au niveau du plus haut sommet de la pyramide – C’est pour la formalité, Dalein est le seul candidat potentiel – mais, au niveau décentralisé, le nouveau visage permettrait d’insuffler du sang neuf au parti.

En attendant, des voix s’élèvent pour défendre la posture de Dalein Diallo.   « Dalein ne souffre d’aucune illégitimité », selon soutient Sékou Chérif Fadiga, porte-parole du parti. Et d’ajouter : « La légitimité, c’est bien Dalein Diallo », tient à préciser le porte-parole de l’UFDG, Sékou Chérif Fadiga, invité récemment d’une radio locale. Cette sortie intervient au moment même où la date du Congrès est passée depuis août dernier. Mais on joue les prolongations. Seul bémol, les instances du parti sont renouvelées ou sont en passe de l’être. Et mieux, les rapports orageux sont aplanis apparemment entre Bah Oury, alors candidat pour la présidence du parti et Cellou Dalein Diallo.

Cette situation agace certains militants qui ne trouvent pas trop leurs comptes dans la léthargie, encore moins, dans les largesses supposé du président de l’UFDG.  C’est pourquoi, certains estiment qu’un processus devrait prendre forme pour assurer des États généraux de toute la gestion durant les cinq dernières années avec un bilan pour tous les titulaires des postes en général et ceux installés par le congrès de 2009.

L’attente risque d’être longue, très longue. Pourvu que la présidentielle à venir soit un critère de motivation ou plutôt un motif de satisfaction. Sinon, bonjour les illusions perdues !

In Le Démocrate, partenaire de guinee7.com

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