Dans le souci d’accompagner les consommateurs guinéens et de protéger leurs intérêts vis-à-vis des distributeurs, l’Union des consommateurs de Guinée (UCG) a tenu une conférence de presse, le mercredi 27 juin, dans la salle Elhadj Mohamed Koula Diallo de la Maison de la Presse, à Coléah. Plusieurs  responsables des sociétés publiques et privées dont Electricité de Guinée (EDG) étaient de la partie, pour répondre aux multiples questions que se posent les consommateurs en cette période de délestage.

EDG était face aux médias sur l’invitation de l’Union des consommateurs de Guinée (UCG). Le but de la rencontre était de parler des problèmes de délestage dans la capitale Conakry, en cette période des pluies. Karamoko Mory Kaba, le chef service conduite réseau d’EDG, explique : « On a une demande qui doit couvrir tout Conakry. La demande, c’est au tour de 345 MW, et on ne peut pas couvrir la demande actuellement, parce qu’il n’y a pas suffisamment d’eau pour alimenter tous les consommateurs. C’est pourquoi il y a délestage ; parce que la demande est supérieure à l’offre. Mais, au jour d’aujourd’hui, en moyenne, tous les consommateurs sont alimentés 18h. En 24h, on alimente 18h de temps, c’est-à-dire que dans la journée, il y a des coupures pour des travaux, pour la gestion d’eau, et le soir, il ya délestage en fonction de la puissance qu’on a. Les départs prioritaires sont alimentés 24h sur 24 et les départs non prioritaires sont alimentés 18h sur 24. Actuellement, c’est le début des pluies ; cette année la pluie a un peu retardé, sinon à pareil moment, on alimentait tout Conakry (sic)».

Il a poursuivi ses propos, en annonçant que c’est le système interconnecté comprenant le thermique qui assure actuellement la déserte. Tout en signalant par ailleurs, que le problème se trouve au niveau de l’hydraulique, où le manque d’eau fait défaut.

De son côté, le directeur du service conduite réseau d’EDG, Derrahi Abdoul Aziz, rassure les citoyens que dans deux semaines au plus, les barrages hydro-électriques auront suffisamment d’eau, pour une déserte normale en électricité. « Compte tenu du niveau d’eau, les centrales hydro-électriques ; à savoir Garafiri et Kaléta, ne peuvent pas donner leurs puissances complètes. Kaléta qui donne pratiquement le tiers et Garafiri grosso-modo les deux tiers. Ça, ce n’est pas suffisant pour répondre à la demande qu’il y a, c’est ce qui explique le délestage. Peut-être que nous aurons encore quelques deux semaines maximum pour puiser suffisamment d’eau pour que les centrales puissent tourner à leur puissance normale, et à ce moment-là, il n’y aura plus de délestage ».

Pour le moment, aucune solution n’est envisagée pour satisfaire les consommateurs guinéens avant les grandes pluies tant attendue par EDG.

Fatoumata Kaba pour guinee7.com

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