Environ 1 kilomètre, c’est la distance qu’ont parcourue, ce dimanche 7 décembre, une centaine d’élèves et d’étudiants des établissements Saint Georges et Mercure Internationale. L’objectif ? Commémorer la deuxième année du décès de leur fondateur, Georges Gandhi Faraguet Tounkara, décédé le 7 janvier 2016.

Accompagnée d’une fanfare, de la police et la Croix-Rouge et disposée en file indienne, arborant des tee-shirts blanc avec l’image du fondateur défunt, l’assemblée a solennellement pris le départ de l’université, au quartier Kipé, pour se rendre à Nongo où réside la famille du feu Georges Gandhi Faraguet Tounkara.

Au domicile familial, d’émouvants hommages et témoignages sont venus, tant de la part de ses collaborateurs du Lion’s Club que des étudiants d’autres universités, ou d’amis de longue date, qui restent encore inconsolables face à cette perte qu’ils estiment tous « immense ».

Réconfortée par cette mobilisation, Mme Tounkara Mariam Diallo, fondatrice de l’Université Mercure Internationale et veuve de Ghandi, dira : « Pour nous, c’est une journée importante, que nous n’allons jamais oublier. Mais jour pour jour, nous remercions le seigneur. Ghandi, il est décédé, il y a de cela deux ans, mais le monde ne tarit pas dans notre domicile, et ce que nous avons vu aujourd’hui nous réconforte et nous fait croire que Ghandi est quelque part, ou il est bon d’être. Pour un homme comme lui, avoir une telle récompense après son départ, c’est sûr qu’il a fait quelque chose de positif, de bien. Donc, nous pensons, nous souhaitons et nous espérons que Dieu l’a déjà accueilli au paradis. C’est notre espoir et c’est ce qui nous fait continuer d’avancer ».

« Nous faisons tous ce qu’il aimait qu’on fasse, et le travail heureusement pour moi, nous le faisions ensemble. Donc, c’est une continuation, même si le travail devient plus lent, vu que je suis obligée de penser et faire pour nous deux, mais nous le faisons dans l’espoir que de là où il est, il soutient et est content des œuvres que nous sommes en train de faire », a-t-elle ajouté.

Quant au recteur de l’Université Mercure Internationale, le Pr Alpha Mamadou Diallo, il nous a confié ce qu’il retient de l’homme :  « Il y a effectivement deux ans jour pour jour, que nous perdions M. Ghandi Faraguet Tounkara ; ce qui a été une grand perte, non seulement pour sa famille biologique, mais aussi pour sa famille académique et sociale. C’était une perte cruelle, parce que c’était un homme exceptionnel, merveilleux, qui avait de très bonnes idées pour développer l’éducation dans notre pays. Vous avez vu, les étudiants ont été marqués de cette perte cruelle et c’est eux-mêmes qui ont décidé de marcher en commémoration de cet évènement douloureux. Donc, tous les étudiants se sont mobilisés et beaucoup sont venus des universités publiques, parce que tout le monde appréciait les qualités humaines de M. Ghandi Faraguet Tounkara ».

« Que Dieu reçoive M. Ghandi dans Son paradis éternel et je souhaite que les gens prennent exemple sur cet homme exceptionnel, pour travailler au développement de l’éducation de la Guinée », a-t-il souhaité.

Elhadj Asmiou Cissé, président des étudiants de l’UMI a estimé qu’« on pourra toujours retenir qu’à la  place des maquis, il a construit des écoles et universités, et comme on aime à le dire, c’est l’homme qui meurt, mais jamais ses œuvres. Aujourd’hui, il participe à la formation de la jeunesse guinéenne ; c’est quelque chose que nous ne pourrons pas oublier et c’est un espoir que nous avons placé en lui, et le développement de tout pays dépend de son potentiel humain. Je suis fier des œuvres qu’il a mises en place, notamment d’appartenir à l’Université Mercure Internationale ».

C’est dans cette ambiance de souvenirs mêlés de tristesse et d’espoir en l’avenir, que les uns et autres ont demeuré ensemble pendant quelques minutes, avant de se quitter.

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

Publicités