Félix Kabange, ministre congolais de la Santé publique

La République démocratique du Congo (RDC), par le biais du gouvernement, a décidé de relever le seuil de surveillance du virus d’Ebola dans tous les points d’entrée du pays et dans les milieux hospitaliers, a déclaré samedi à Kinshasa le ministre congolais de la Santé publique, Félix Kabange.

Les contrôles viseront particulièrement les voyageurs qui viennent de l’Afrique de l’Ouest, où sévit actuellement cette épidémie, a-t-il indiqué.

“Nous avons relevé le seuil de surveillance épidémiologique au niveau de la République démocratique du Congo, de sorte que nous puissions suivre tout cas de fièvre accompagnée de saignements ou de diarrhée sanglante. On doit procéder à l’isolement du malade et à des prélèvements, qui seront envoyés à l’INRB Institut national des recherches biomédicale (INRB)]”, a-t-il soutenu.

“Des réactifs sont en train d’être renforcés au niveau de l’INRB. Et nous avons procédé à l’inventaire du matériel ou des kits de protection du personnel [soignant à travers] la République”, a expliqué le ministre congolais de la Santé.

Il a tenu à réaffirmer qu’il n’y avait pas jusque-là d’Ebola en République démocratique du Congo.

“Mais, compte tenu du flux migratoire entre l’Afrique de l’ Ouest et la République démocratique du Congo, la contamination par des voyageurs n’est pas à exclure”, a-t-il affirmé pour justifier le renforcement de la surveillance.

Pour le ministre de la Santé, “Ebola tue, mais tout le monde peut l’éviter. C’est juste une question d’hygiène corporelle”.

Le ministre de la Santé Félix Kabange a également annoncé l’envoi de quatre experts congolais en Guinée pour participer à la lutte contre cette épidémie, qui a officiellement tué 86 personnes sur 137 cas enregistrés depuis janvier.

Le virus Ebola a été découvert en 1976 dans la province de l’Equateur en République démocratique du Congo. Depuis lors, le pays a connu cinq épidémies. La dernière, causée par la couche ougandaise, a fait officiellement 36 morts d’août à novembre 2012 dans la Province Orientale.

Xinhua

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