Un atelier de réflexion a été organisé par l’Agence Nationale de la Lutte contre la Corruption (ANLC), ce jeudi 20 avril 2017, au centre de documentation universitaire scientifique et technique (CEDUST), à Conakry.

Regroupant les acteurs de la société civile et les hommes de medias, l’objectif de cet atelier de réflexion était de mobiliser ces différentes composantes de la société civile afin qu’ils s’impliquent de façon plus active pour l’adoption de la loi anticorruption.

Les échanges ont portés sur les propositions et recommandations concrètes pour l’élaboration de la loi anticorruption, qui est l’outil maitresse qui permettra à la Guinée  de lutter plus efficacement contre la corruption sous toutes ses formes.

Après plusieurs heures de travaux de groupes et en plénières, la rencontre s’est soldée, par la présentation par les  participants divisé en deux groupes ; l’un constitué des acteurs de la société civile et l’autres d’hommes de médias des propositions et recommandations.

Cet exercice de révision des textes de loi, a connu une assistance très appréciée du PNUD (projet des nations unies pour le développement), dans le cadre de son projet “DAP- Etat de droit et Gouvernance“.

Interrogé sur le contexte de cet atelier, le Secrétaire exécutif adjoint de l’ANLC, M. Sékou Mohamed Sylla, a dit  que l’atelier s’inscrit dans le cadre du processus législatif, institutionnel et normatif de la prévention et de la lutte contre la corruption. Ayant jugé nécessaire que l’opinion publique nationale et internationale, devait informée des efforts du gouvernement en matière de lutte contre la corruption et sachant comment la corruption pèse dans le processus de développement socio-économique de ce pays que l’ANLC a jugé plus que nécessaire d’approcher, la société civile qui est  la crème de toute société nationale, et les médias qui sont le quatrième pouvoir dans le sens du progrès. En fait , selon lui, l’ANLC cherche à créer une synergie d’action vers l’opinion publique nationale, en faisant passer des messages appropriés, pour qu’enfin tous les acteurs soit au même niveau d’information, et que chacun puisse jouer son rôle, sa partition chacun à son niveau, pour aboutir à une solution directe contre la corruption.“

Représentant le PNUD, Richard Kourouma, Coordonnateur du projet DAP- « Etat de droit et Gouvernance » a indiqué que  le PNUD appuie cette initiative pour la simple raison que la Guinée a ratifiée différentes convention axées sur la lutte contre la corruption ; celle de l’ONU, de l’UA et également le protocole de la CEDEAO. Donc l’étape qui reste est d’avoir un cadre national juridique de lutte contre la corruption. Le PNUD vise l’amélioration de la bonne gouvernance. A cet effet la lutte contre ce phénomène de corruption et tous faits assimilés, est l’un de ses chevaux de bataille pour répondre à la préoccupation de l’Agence Nationale de la Lutte contre la Corruption (ANLC) et du peuple de Guinée. C’est pourquoi, a-t-il précisé  que le PNUD a bien accueillis l’initiative de l’ANLC. Mais au delà de cette loi, il faut un changement de comportement, de mentalité, d’où l’implication de la société civile et des médias. “

Que pense Sékou Zamal Pendessa, journaliste, de l’implication des médias au processus de lutte contre la corruption ?  “Certes on parlait corruption dans nos différentes rédactions, mais on n’avait pas encore maitrisé tous les paramètres. Aujourd’hui on comprend mieux la responsabilité des médias dans cette lutte. Nous cernons mieux comment procéder pour y participer efficacement. Nous sommes mieux informés et outillés ; En fait, la plupart d’entre nous ne savaient même pas que nous ne disposions pas d’une loi anticorruption. Donc lors de cet atelier les organisateurs nous ont interpellés sur notre responsabilité. Nous allons donc désormais, par nos actions, rappeler très souvent aux autorités l’importance de disposer de cette loi’’, a-t-il déclaré.

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com