Quelques jours après l’échange avec les leaders religieux, le Groupe International d’Action Contre le Blanchissement d’Argent (GIABA) s’est réuni, ce jeudi 26 octobre 2017, avec les organisations de la société civile et les organisations de la jeunesse, dans le cadre de la deuxième journée de sensibilisation, d’éducation et de prévention sur la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme (LBC/FT). Cette rencontre s’est tenue dans la salle du 28 Septembre du Palais du peuple.

Dans son discours de circonstance, le secrétaire général du ministère du Plan et de la Coopération, Péma Guilavogui, a rappelé les objectifs visés par le GIABA dans sa lutte. « Créé en l’an 2000 par décret des chefs d’États et de Gouvernements de le CEDEAO, le GIABA a pour mission fondamentale de lutter contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes, en vue de freiner l’émergence de zones territoriales conquises et tenues par des groupes terroristes disposant de ressources financières et logistiques importantes ».

C’est, selon lui, dans cette perspective que la direction nationale de l’Intégration africaine /Bureau national CEDEAO, avec l’appui technique de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), dont le président est le point focal du GIABA, organise ce séminaire destiné essentiellement aux organisations de jeunesse, à la société civile, aux forces de défense et sécurité et aux leaders religieux.

En effet, Péma Guilavogui précise qu’à travers ces activités de sensibilisation, la direction nationale de l’Intégration africaine /Bureau national CEDEAO, entend faire une large diffusion des objectifs du GIABA, qui sont entre autres, d’assurer l’adoption et l’application par les États membres des normes contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

« La tenue de cette activité matérialise aussi la volonté du gouvernement guinéen à œuvrer aux côtés des autres États membres du GIABA dans leur perpétuelle lutte contre le crime organisé, le grand banditisme et la criminalité transfrontalière pour une sécurité globale », a ajouté le secrétaire général du ministère du Plan et de la Coopération.

Cependant, Péma Guilavogui a annoncé la nécessité d’un partenariat entre les États de la sous-région ouest-africaine pour une lutte efficace contre le financement du terrorisme. « En raison de la mondialisation du phénomène de blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme, qui présente désormais une menace pour la stabilité et la paix dans nos États, la mise en place d’un partenariat régional et international coordonné s’impose à notre espace sous-régional comme un impératif. Les attaques perpétrées ces deux (2) dernières années contre des États membres de notre sous-région, notamment le Niger, le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, constituent une illustration de la gravité du phénomène ».

Par ailleurs, il estime que c’est pour faire également face à cette situation préoccupante de nature à remettre en cause les acquis du processus de développement socio-économique, qu’il est impérieux d’organiser ce genre d’activités d’information et de sensibilisation.

Mohamed Kaba Soumah pour Guinee7.com