Thierno Amadou Djouldé Diallo, caméraman et photographe de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a été arrêté quelques jours après l’élection présidentielle du 18 octobre 2020. Depuis lors, il est détenu à la Maison centrale de Coronthie en attendant d’être jugé. Ce vendredi 20 août 2021, son père a accordé une interview à un groupe de journalistes dont un de Guinee7.com.

Au cours de cet entretien, Mamadou Bailo Diallo, la soixantaine, a imploré la clémence du président Alpha Condé, pour son fils. « Je demande au chef de l’État, et à la justice, de libérer mon fils Thierno Amadou Djouldé, ainsi que toutes les personnes détenues arbitrairement dans les maisons d’arrêt », a-t-il lancé.

Mamadou Bailo Diallo, regrette le fait que depuis l’arrestation de son fils « il n’a jamais été présenté devant un juge pour dire voici ce qu’on lui reproche ».

Selon lui, la place de son fils n’est pas à la prison parce que depuis qu’il est né, « il n’a ni tué, ni bu de l’alcool, ni fumé de la drogue. Personne n’est venu se plaindre chez moi pour me dire voici ce que mon fils lui a fait. J’ai beau réfléchir mais je ne trouve pas ce qu’il a pu faire de mal pour mériter un tel sort ».

Aux dires du vieil homme, c’est Thierno Amadou Diallo, qui s’occupait des dépenses de la famille avant son arrestation. « Moi, je suis malade couché à la maison depuis 6 ans bientôt. C’est lui qui gérait les dépenses à la maison avec son travail de photographe. Il filmait des mariages, des baptêmes. Mais aujourd’hui, c’est sa maman qui se bat pour nourrir la famille. Vous même vous pouvez le constater il n’y a personne ici sauf moi pour le moment ».

Pour finir, Mamadou Bailo Diallo, rappelle que, « c’était un après-midi du samedi, alors qu’il (Thierno Amadou Diallo, ndlr) venait de rentrer du travail, il était en train de traiter des photos d’un de ses clients dans l’ordinateur. Et soudainement quand l’heure de la prière est arrivée il est sorti pour prendre l’ablution pour la prière de 14h, c’est là qu’il a été appréhendé par l’Unité Spéciale de Sécurisation des Élections (USSEL) c’est eux-mêmes qui ont fermé sa porte après avoir pris ses ordinateurs, téléphones et caméras. C’est après l’avoir envoyé manu militari que ses amis sont venus m’informer ».

Bhoye Barry pour guinee7.com 

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