Les forces de sécurité composées de la gendarmerie et de la police nationales ont étouffé la marche de l’opposition dite républicaine, au niveau du rond-point de la Bellevue, à coups de gaz lacrymogènes. Les militants qui accompagnaient le cortège du chef de file de l’opposition ont riposté par des jets de pierres. Bilan : plusieurs blessés et dix (10) personnes interpelées.    

« Le chef de file de l’opposition voulait quitter son domicile pour, comme il a l’habitude, ramasser au passage la foule depuis Hamdallaye, Hamdallaye Pharmacie, etc. jusqu’à la Tannerie. Je vous avais dit, depuis le matin, le dispositif est un peu partout. Donc, dès qu’il est sorti, il a été bloqué à la Bellevue, ici, parce qu’il y avait un dispositif mixte, gendarmerie et police, qui ont eu à le (Cellou Dalein, NDLR) stopper et le retourner à son domicile. Vous avez vu, là j’ai changé de dispositif, je suis venu en renfort, pour essayer de le confiner, l’empêcher de sortir et on va gérer ses militants en banlieue qui sont actuellement en train de nous embêter.  Ça va faciliter la journée. Et essayer de sécuriser le chef de file de l’opposition, son intégrité physique, c’est pourquoi de la Tannerie, vous me voyez à la Bellevue », a déclaré le directeur des interventions de la police, le général Ansoumane Bafoé Camara.

Pour lui, le confinement, « c’est d’empêcher de faire des va-et-vient, vous avez vu, il a tenté de sortir, j’aurais même entendu que son véhicule est attient par des cailloux. Quand il y a la pagaille, les cailloux viennent de gauche à droite ; donc, c’est pour sa propre sécurité. Sachez qu’il n’a pas le même âge que vous, donc, il est dans les mains des jeunes de 15 ans, 18 ans, 20 ans, eux-mêmes s’ils se blessent, ils ne sentent pas. Je ne souhaite pas qu’il soit atteint. Le pays a besoin de lui, la république a besoin de lui. Donc, on est là pour le protéger. Il ne sortira plus, c’est fini pour aujourd’hui ».

Est-ce qu’il y a eu des interpellations ? « Oui, il y a eu des éléments de sa sécurité, quand moi je suis venu en renfort, qui ont essayé de me défier, ils se sont attaqués à nous, donc, j’ai arrêté une dizaine qui sont avec moi. Comme j’ai dit le matin, ils vont répondre devant le procureur de la République. S’ils sont de la sécurité comme moi, parce que, que se soit une société de gardiennage ou des sociétés de protection des personnalités, ils sont des auxiliaires à la police nationale, quand moi je débarque quelque part, je suis quelque part leur chef hiérarchique, ils doivent m’obéir. S’ils pensent qu’ils ont les mêmes matériels, les mêmes moyens, la même formation que moi, si on s’affronte, le plus fort gagnera. J’ai déjà arrêté dix (10) que je vais remettre à la disposition du commissaire central qui va faire le dossier à l’intension du juge et pour le procureur », a répondu le général Bafoé Camara.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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