Ce jeudi 14 novembre 2019, à l’occasion de la marche du Front national pour la défense de la constitution (FNDC), à Conakry, la Société Civile Guinéenne à travers la JEUNESSE CEDEAO-Guinée, a déployé des observateurs sur le terrain. Dans la soirée de ce jeudi, elle a fait le bilan de la journée à travers une déclaration.

Dans cette déclaration, Dorah Aboubacar Koîta, président national de la JEUNESSE CEDEAO-Guinée soutient que « la manifestation d’aujourd’hui a été marquée par plusieurs interpellations dont nous ignorons le nombre exact pour le moment. A Kindia, 5 membres du FNDC dont le Coordinateur régional ont été arrêtés dans les environs de 12h30 alors qu’ils s’apprêtaient à franchir l’interdiction des autorités communales ».

Outre les cinq personnes blessées dont un gendarme, deux policiers et deux manifestants relevés par les observateurs de la Jeunesse CEDEAO, Dorah Aboubacar Koîta, soutient, « Alhassane FOFANA, journaliste du site d’information mosaiqueguinee a été agressé et blessé entre l’aéroport et Gbessia Kondebounyi.  Mademoiselle Mamadou Djiwo BAH journaliste du site Loupeguinee, a inhalé une dose importante de gaz lacrymogène avant de perdre conscience et a été transportée à une clinique privée de la place », a-t-il laissé entendre avant de regretter le décès d’Alpha Souleymane DIALLO, élève et âgé de 19 ans survenu à Hamdallaye dont le Corps se trouve actuellement à l’hôpital Sino- Guinéen.

« Il ressort de nos constats de la journée des analyses suivantes : L’usage disproportionné de gaz lacrymogène ayant entraîné des pertes de conscience momentanées et des blessés. Des actes d’incivisme, de défiance, de provocation et de violences de la part des manifestants notamment à Gbessia et devant le siège du parti au pouvoir », a-t-il renchéri. 

Devant cette situation, la Jeunesse CEDEAO- Guinée, interpelle toutes les parties à plus de responsabilité et d’user de tous les moyens légaux pour mettre un terme aux actes de défiance et de violences. Au gouvernement et aux responsables du FNDC de tout mettre en œuvre pour se mettre autour d’une table de dialogue afin d’arrêter ce cycle de violences. Aux autorités judiciaires de mettre l’arsenal judiciaire en branle pour situer les responsabilités dans les violences, faire la lumière sur toutes les tueries et garantir une justice transparente, diligente et impartiale pour les personnes interpellées dont les droits doivent être absolument garantis et respectés conformément à la Loi.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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