Le cortège du chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, a été stoppé à la hauteur de Hamdallaye-Pharmacie par les forces de l’ordre, alors qu’il se rendait à manifestation interdite, ce jeudi 20 novembre.

Il était 12 heures 05mn, lorsque Cellou Dalein, accompagné par ces pairs de l’opposition, les responsables de l’UFDG et leurs militants, a bougé de son domicile, direction Bambéto, le point de départ de la marche. Un trajet qui n’a pas été long pour les militants qui ont été bloqués au premier barrage au niveau de Hamdallaye-Pharmacie. Cellou Dalein quant à lui, a réussi à franchir ce premier barrage, mais a été bloqué au barrage suivant.

De là-bas, le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée s’en est retourné à son domicile, à Dixinn, où il a tenu un point de presse, pour annoncer des nouvelles manifestations, la semaine prochaine.

« Ce qui est nouveau et qui fait l’objet de beaucoup de débats, c’est la présence des militaires armés jusqu’aux dents, déployés depuis quelques jours dans la commune de Ratoma. Il a été à maintes reprises rappelé que c’était illégal, contraire à notre loi fondamentale, de sortir des militaires dans le cadre de la sécurisation des citoyens et de leurs biens. La mission des forces armées est largement définie dans notre loi fondamentale. Elle précise à titre exceptionnel que le président de la République peut prendre un décret pour instaurer l’état d’urgence.

Le peuple de Guinée est indigné de voir M. Alpha Condé persister dans la violation de la Constitution et des lois de la République. Aujourd’hui, il a fait le choix d’aller vers le 3e mandat, en utilisant la violence.

A l’heure qu’il est, on a procédé à plusieurs arrestations, et fait usage des armes à feu, blessant plusieurs citoyens. Certains ont été évacués à l’hôpital sino-guinéen, et d’autres dans des cliniques à Ratoma. Je voudrais exprimer la solidarité de l’opposition à l’endroit de tous ceux qui sont arrêtés et blessés par balles.

Je voudrais saisir cette opportunité pour marquer ma solidarité aux enseignants victimes d’une violence inouïe, ce matin, un peu partout, à l’intérieur du pays, mais surtout à Conakry. Qu’ils sachent qu’ils ont la solidarité de tous les militants et sympathisants de l’opposition et de tous les Guinéens épris de paix et de justice. Nous condamnons énergiquement la violence exercée aujourd’hui sur les populations de Ratoma, dont le seul crime est d’avoir voulu exercer un droit, celui de manifester pour réclamer la restitution des suffrages qui leur ont été volés lors des élections locales. L’opposition républicaine reste déterminée à mener ce combat, parce que nous le faisons par conviction. Nous voulons que notre pays vive dans la paix, la solidarité et la fraternité. Malheureusement, telle n’est pas la volonté d’Alpha Condé. C’est pourquoi, nous combattrons ces pratiques illégales, contraires à la volonté du peuple, de rester uni autour des valeurs que nous partageons.

Je tiens à dire, au nom de toute l’opposition républicaine, on va continuer les manifestations. Parce que vous suivez aujourd’hui comment le gouvernement est en train d’installer les exécutifs communaux. C’est lorsqu’il finit de retourner suffisamment des conseillers pour s’octroyer le quorum par la corruption et l’intimidation, qu’il procède à l’installation. Nous ne sommes pas d’accord. Donc, l’opposition va continuer ses manifestations, la semaine prochaine, jusqu’à ce que l’accord politique soit respecté et que les conseils communaux illégalement installés soient repris et que les victimes aient droit à la justice et que Ratoma soit démilitarisée, (…) », a déclaré Cellou Dalein Diallo.

 

Bhoye Barry pour guinee7.com

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