Sous la présidence de Cellou Dalein Diallo, l’union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a tenu son assemblée générale hebdomadaire, ce samedi 3 novembre 2018 au siège national du parti à commandanyah dans la commune de Dixinn.

Au cours de ce meeting, le chef de file de l’opposition guinéenne est longuement revenu sur les différentes tueries qui ont eu lieu pendant les manifestations politiques. De Diakaryahou Diallo, tué en avril 2011à Mamadou Cellou Diallo qui est tombé le mardi dernier, Cellou Dalein Diallo, a dénoncé « l’indifférence  des autorités » face à cette situation.

Parlant du jeune chauffeur fauché par balle le mardi dernier, le président de l’UFDG, a nommément cité la CMIS numéro 7 comme auteur de la mort de Mamadou Cellou Diallo : « …maintenant les gens identifient le pick-up à partir de laquelle ‘’la balle est tirée’’, mais ça ne leur dit rien », accuse-t-il avant d’ajouter qu’ :« on a tué quatre personnes au mois de mars, vous entendez parler ?  Les gens qu’on a assassinés à une heure du matin à Zogota, vous avez entendu parler de procès ?  Voilà ce régime corrompu et criminel ».

« J’ai dit et je répète on maintient c’est votre choix, nous sommes engagés désormais dans la résistance, elle sera longue très difficile mais la victoire sera de notre côté. Il n’est pas question de reculer. On a essayé de m’assassiner, on m’a confiné, ça ne peut pas me décourager pour la liberté, pour le droit des guinéens, les compatriotes que j’aime tous, y compris ceux du RPG. Parce que c’est à leur nom que ces crimes parfois sont en train être commis mais ils en sont pour rien. Dans la dilapidation des ressources, le bradage des patrimoines, ce n’est pas eux, c’est le clan d’Alpha Condé. En haute Guinée ils ont compris qu’Alpha n’est pas à la hauteur de la fonction présidentielle, ils ont commencé à bouger. Donc, restez mobilisés nous allons continuer le combat. Je tiens à vous féliciter tous et toutes d’avoir participé activement à la ville morte et à la marche de lundi et mardi dernier ça été un succès éclatant, (…) », a réaffirmé Cellou Dalein.

Devant ses militants et sympathisants, mais aussi les différents élus des communes rurales de la préfecture de Labé, Cellou Dalein Diallo a poursuivi son exposé sur les manifestations politiques : « (…) ce n’est pas une question de choix, la constitution a décidé que la manifestion pacifique est d’avance autorisée. Ils ne peuvent que l’encadrer. Ils ne peuvent pas l’interdire sauf lorsqu’ils veulent violer la loi mais comme on ne peut pas les déférer devant la seule juridiction où ils peuvent être entendus, c’est-à-dire la haute cour de justice qu’ils ont refusé de mettre en place, on ne pourra que dénoncer mais on le fera et on n’obtempérera pas, on ne se soumettra pas aux décisions illégales qui violent la constitution de la République ».

C’est pourquoi la semaine prochaine : « mercredi ville morte, jeudi, c’est une longue marche vers la libération de la Guinée. Il ne faut pas reculer continuons quelque soit les difficultés nous aurons la victoire de notre côté, soyez convaincus et ça ne va pas tarder », conclut l’ancien premier ministre.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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