Le Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG) a bel et bien marché ce jeudi pour dénoncer l’insécurité. Mais sur un trajet contraire à celui qui a été prévu.

« L’insécurité est grandissante, ce n’est pas propre à la Guinée. Cependant nous ne pouvons pas comprendre pour des causes aussi nobles, simples et responsables des citoyens qu’on nous empêche de prendre notre point de départ et d’arrivée » a fait tristement savoir Lansana Diawara, manifestant.

Des dizaines de marcheurs tous pour dire non à l’insécurité. La marche a débuté au pont 8 novembre. Les manifestants ont finalement pris le chemin qui mène  au ministère de la sécurité mais empêchés de
passage par les forces de l’ordre. «On a pris la garantie qu’il n’y aura pas de débordements, lance comme un cri de cœur  Dansa Kourouma, président du CNOSCG, j’étais obligé de demander aux jeunes de Bambéto de rebrousser chemin pour que ça  soit une manifestation sélective de la société civile».

Aliou Diaouné, Madame Boiro, Mohamed Guissein et autres ont été assassinés dans des conditions ignobles. Les responsables de la manifestation  sont désarçonnés par cette décision du gouverneur de la
ville de Conakry interdisant la marche. Fatou Baldé, membre de la société civile indique: «Ils passent par l’intimidation et les violences, si l’Etat refuse qu’on marche, c’est qu’il en sait quelque chose sur les différentes tueries.»

il était prévu qu’un mémorandum soit remis au Premier ministre. Cela n’a malheureusement pas été fait au grand dam des organisateurs.

JB.

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