Désormais, unique parti politique “important” au sein du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution), l’Union des Forces Républicaines de Sidya Touré a mis à profit son assemblée générale de ce samedi, 26 septembre, pour remobiliser sa troupe en vue d’une participation active et massive à la prochaine manifestation de rue du front prévu sur l’autoroute Fidel Castro le mardi, 29 septembre prochain.

À cet effet, le secrétaire exécutif de l’UFR, Saikou Yaya Barry, après avoir rappelé l’objectif de cette manifestation qui n’est autre que “le départ d’Alpha Condé du pouvoir”, a invité les militants et sympathisants du parti à envahir l’autoroute le mardi prochain.

“Si on a compris qu’Alpha Condé est venu pour nous détruire, nous diviser, nous devons nous mobiliser le mardi (…). Nous demandons aux Guinéens, particulièrement aux responsables, militants et sympathisants de l’UFR de sortir massivement le mardi 29 septembre, un jour béni, pour demander le départ d’Alpha Condé. (…) Les mobilisations doivent commencer dans les quartiers demain et après-demain. Il faudrait que tout le monde sorte pour envahir l’autoroute, nous devons pouvoir le faire, parce que nous sommes capables de la faire… Il faut être courageux, déterminé et sortir le mardi 29, pour dire qu’on en a marre et on doit finir avec ça. On a trop souffert”, a t-il lancé.

Parlant de l’autorisation ou pas de cette manifestation par les autorités communales, l’ancien député déclare : “on ne demande pas d’autorisation pour sortir manifester. On informe les communes, même pas le gouvernorat, même pas le ministre, pas le chef de l’Etat. On informe que nous manifestons notre mécontentement et on sort manifester. C’est dans la constitution. Mais ils nous ont trompés souvent, parce que c’est un système communiste, pour nous faire savoir qu’il faut une autorisation, sachant bien que ce n’est pas une autorisation, c’est une information”.

Par ailleurs, Saikou Yaya Barry s’est penché sur le cas des agents des forces de l’ordre de sécurité qui, selon lui, ont tendance à souvent réprimer violemment les manifestations de rue. “Les gendarmes et les policiers qui vont sortir là, ce sont nos frères. Ils ont leurs enfants et leurs femmes avec vous dans les concessions, n’oubliez surtout pas ça et eux aussi ils ne doivent pas oublier ça.  Qu’ils ont des enfants et leurs femmes dans les concessions des gens qu’ils sont censés protéger, mais qu’ils maltraitent. Ils doivent prendre conscience de ça”.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com