La zone de Macenta, couverte par la délégation régionale du Crédit Rural de Guinée, occupe une place prépondérante dans le réseau de la plus grande institution de micro finance du pays. Elle couvre presque 4 préfectures, toutes connues pour le dynamisme de leur agriculture et leurs nombreuses activités commerciales.

Macenta, Gueckedou une partie deYomou et de Nzérékoré ,le champ d’action du CRG est assez large pour être souligné dans un contexte particulier, où l’épidémie d’Ebola survenu en 2014 avait stoppé net les activités.

« Lorsque j’ai été nommé en 2015, nous étions sur un retard de 2 milliards de francs guinéens. L’épidémie survenue un an plus tôt avait impacté négativement l’activité globale mais dès 2015, nous étions à plus de 15 milliards GNF de prêts, 20 milliards GNF en 2018 et ce chiffre va crescendo », a expliqué Pascal Holié, délégué régionale du CRG de Macenta.

Cette année l’enveloppe de prêts prévus pour cette zone est de plus de 29 milliards GNF, soit la plus importante de tout le réseau CRG.

« Nous avons mis l’accent sur l’agriculture. Les paysans ici ont un penchant pour le riz et la banane. Il y a aussi un troisième groupe qui se distingue dans l’élevage de porcs, ce qui marche très bien pour nos adhérents. De façon générale, nous sommes très satisfaits des résultats obtenus », fait remarquer Holié.

Selon lui, les adhérents viennent soit individuellement, soit en forme de groupement pour solliciter les services du CRG.

Le délégué régional du CRG à Macenta souligne toutefois que l’année 2018 a été difficile pour les éleveurs de porcs, confrontés en à une augmentation inattendue du prix du  tourteau de palmiste, l’aliment principal des porcs.

Il reste, par ailleurs, que la culture du crédit remboursable n’est pas tout à fait intégrée par tous ceux qui sollicitent les services et produits d’une institution de microcrédit comme le CRG, surtout quand il s’agit des fonds alloués par des partenaires étrangers.

« C’est actuellement notre combat de tous les jours : faire comprendre aux emprunteurs qu’un crédit doit servir à une activité rentable qui garantit son remboursement. Sans remboursement, on risque de bloquer le système. On travaille de façon régulière à changer les mentalités », conclut Holié.

Cheick Soumah

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