De droite vers la gauche, Président chambre des mines, Malik Diaye, Ministre des investissements, Gabriel Curtis, le ministre des mines, Abdoulaye Magassouba, ministre du Budget, Ismaël Dioubate...

C’est dans le cadre de sa mission de promouvoir le contenu local, à travers le renforcement de la compétitivité des petites et moyennes entreprises (PME), que la Bourse de sous-traitante et de partenariats (BSTP), en collaboration avec le ministère des Mines et de la Géologie, a organisé, ce lundi 24 juin, à Conakry, une rencontre ayant pour thème : “Atelier d’échange sur les standards, normes et prérequis de la sous-traitance minière”.

Ouvert par la ministre des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba, et ses collègues en charge des investissements, Gabriel Curtis, et du budget, Ismaël Dioubaté, en présence de partenaires techniques et financiers du secteur, cette journée qui a regroupé des responsables de sociétés minières et des gérants de PME avait pour objectif de mettre en relations les deux composantes, afin de fluidifier l’octroi et l’accès aux marchés.

Tout au long de la journée, des panels concernant : les services de construction et de vente de matériaux de construction ; les services logistiques, distribution et transport ; les services professionnels et les services de restauration et fournitures de denrées alimentaires, vont être animés par des panélistes issus de société minières, pour édifier les entrepreneurs sur comment avoir des marchés auprès des miniers.   

Pour un second temps, des rencontres B to B vont être organisées, dont l’objectif global pour la bourse est de découvrir de nouveaux moyens d’aider les PME et pour ces dernières de trouver les conditions qu’elles doivent au préalable remplir pour être plus compétitives.

Plantant le décor de cet atelier, le directeur de la Bourse de sous-traitance et de partenariats, Ibrahima Diallo, a déclaré que : « L’objectif de l’atelier est de permettre aux entreprises locales de mieux appréhender les opportunités d’affaires qui existent dans le secteur des mines, mais aussi de comprendre les standards, normes et prérequis à atteindre pour bénéficier des contrats miniers ».

Il a aussi fait savoir que : « Les résultats de cette journée vont orienter et influencer les différentes stratégies qui seront mises en œuvre par la bourse, afin de renforcer les capacités des entreprises locales et accroître le nombre d’entreprises qualifiées ».

Tuteur de la bourse, le ministre Abdoulaye Magassouba, a quant à lui, estimé que : « Pour réussir à atteindre les objectifs de cet atelier, il est fondamental que tous les acteurs puissent être effectivement impliqués dans toutes les activités qui seront organisées aujourd’hui. Mais aussi et surtout dans la correction des insuffisances qui auront été identifiées ».

C’est dans ce cadre qu’il a par ailleurs conseillé qu’: « Au niveau des sociétés minière, nous lançons un appel. D’abord à la transparence, mais aussi à une implication au-delà de la conformité simplement aux exigences du gouvernement. Cela veut dire que l’action qui a été entreprise par ces sociétés, pour l’organisation de cet atelier, que cette action doit se poursuivre. Que les sociétés doivent non seulement avoir leurs standards en place, mais s’assurer du rôle qu’elles vont effectivement jouer pour contribuer à ce que les entreprises accèdent facilement au marché, bien sûr en n’altérant pas les bases commerciales de leurs opérations. Les entreprises, vous comprendrez très facilement, que certainement pour la plupart d’entre vous aujourd’hui, il n’est pas toujours facile d’accéder au marché, mais que c’est toujours possible, si vous fournissez les efforts nécessaires pour mieux vous formaliser, pour être en conformité avec les exigences de toutes les administrations publiques, pour être en conformité avec les exigences minimales des sociétés minières ».

Président de la Chambre des mines, Malick N’Diaye a signifié que : « Le succès du secteur minier nous interpelle aussi sur nos obligations envers toutes les parties prenantes ; notamment les communautés et le secteur privé, à travers les contenus locaux. Raison pour laquelle la Chambre des mines se réjouit de ce type d’ateliers, qui a pour but de rapprocher davantage les miniers, les entreprises locales et l’Etat, afin qu’on puisse ensemble créer un écosystème qui favorise le développement local ».

Il a aussi fait remarquer qu’« avant la mise en place de la Bourse de sous-traitance, nous n’avions pas un outil pour mesurer la performance de l’utilisation des entreprises locales dans le processus du contenu local. Maintenant, nous avons un outil qui nous permettra, d’une part de disposer d’informations au niveau de chaque entreprise, mais surtout de mettre en lumière les défis auxquels font face les entreprises locales, afin que tous ensemble, nous puissions travailler pour continuer à améliorer l’accès des entreprise locales aux marchés des compagnies minières ».  

Représentant la Société financière internationale (SFI), Saramory Kango, après avoir dit sa satisfaction, a assuré que : « La Société financière internationale du groupe de la Banque mondiale prévoit de continuer son apport, en soutenant la mise en œuvre de la politique de promotion du contenu local, la continuation des reformes et initiatives visant à améliorer le climat des affaires, le renforcement de capacités des fournisseurs locaux et le développement communautaire.

Enfin, il a remercié l’ensemble du gouvernement et le ministre des Mines, pour « le leadership exemplaire dont il a fait preuve pour la concrétisation du projet ambitieux de la BSTP ».

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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