Un pas de géant a été franchi dans le secteur des hydrocarbures en Guinée.

Un travail de titan mené sans le moindre bruit. Des réformes portées par l’actuel Ministre des hydrocarbures, Diakaria Koulibaly. Un homme aux ambitions folles qui se fixe comme crédo, agir bien et parler juste sans tomber dans une quelconque facilité démagogique. Chez lui, la primauté est donnée au fond et au sens d’État. Car, il a compris aussi et mieux que quiconque que le bruit fait peu de bien, le bien fait peu de bruit.

La création d’une structure étatique qui a pour vocation de superviser les activités d’importation et de distribution des pétroles a permis au pays de connaitre une nette stabilité  d’approvisionnement  en produits pétroliers avec la maitrise de la programmation des fourchettes et des livraisons. Force est de constater que depuis un certain temps, le pays connait de moins en moins de difficultés dans l’acquisition des produits pétroliers à travers des mécanismes d’accroissement de sa capacité de stockage avec la mise en  service du dépôt de Coronthie de plus de 76.000 m³ contre 45.000m³ au départ dont les constructions ont été achevées en 2012 par l’actuel régime. Comme pour dire que : «  le buisson ne bruit pas tant que le vent se tait. »

La structure des prix de produits pétroliers a été revisitée et les lignes moins importantes élaguées, d’autres redressées, permettant ainsi à l’État de bonifier ses recettes issues des pétroles d’environ 70 milliards de nos francs par an. Alors que dans le passé, le besoin d’optimisation de la structure des prix de produits pétroliers et la faible capacité de stockage par notre pays faisaient parties des défis majeurs auxquels étaient confrontés le secteur. Sans parler de l’instabilité dans l’approvisionnement en carburant avec ses inombrables désagréments pour les consommateurs frappés entre une  rupture récurrente par endroit et la pénurie dans d’autres. Cela a été rendu possible grâce au réalisme dans l’action et au  pragmatisme dans la vision d’un homme qui a su affronter problèmes sans jamais douter de ses capacités intellectuelles et sa pédagogie de grand technicien dont nul ne peut lui contester.

Transparence et bonne gouvernance dans le secteur des hydrocarbures

Ce n’est pas simplement un Ministre qui est attaché aux simples résultats. Il est aussi un chasseur des bonnes mœurs de gestion de la chose publique.

Après avoir renouvelé le parc des camions citernes autrefois dans un état de décrépitude notoire, une politique de rajeunissement en commun accord avec les opérateurs évoluant dans le domaine a été mise en place. Elle vise à limiter au maximum à cinq (05) ans l’âge des camions citernes à l’importation pour non seulement réduire le risque d’accident et de panne sur nos routes mais aussi à protéger et sécuriser les investissements.

C’est pourquoi, la plupart des camions citernes sont dotés d’un système de vidéo surveillance (GPS) qui joue un double rôle dans le trafic. D’abord, en cas d’accident, le GPS permet de situer les causes et les responsabilités et ensuite, il facilite la maîtrise des kilométrages parcourus et l’identification des localités fournies à travers une interconnexion sur l’ensemble du réseau de trafic.

Ces données permettent de lutter contre les détournements de destination anciennement pratiqués par certains transporteurs indélicats et de calculer la péréquation transport dans le cadre de la politique d’homologation du prix de carburant à la pompe.

Préservation de l’environnement, le gaz butane comme solution du futur ?

C’est un Ministre naturellement écolo. Amoureux de la nature et de sa verdure, le numéro Un des hydrocarbures dans sa volonté de préserver le couvert végétal guinéen fortement affecté par la déforestation pour des besoins énergétiques, a proposé une mesure fiscale d’exonération des droits et taxes sur les importations du gaz butane au cordon douanier.

Il convient de préciser que cette mesure  d’exonération ne concerne pas à ce stade les droits et taxes sur l’importation des accessoires du gaz à savoir : les bouteilles, les supports marmites et les brûleurs.

Dans un contexte climatique très difficile, notre pays à en croire les statistiques, a un patrimoine forestier qui régresse chaque année de près de 35.000 hectares.

Malgré les efforts consentis, le prix du gaz reste toujours hors portée de main du revenu des ménages constituant un frein à la pénétration du gaz butane chez le plus grand nombre.

C’est pourquoi d’ailleurs, le département envisage très prochainement de soumettre un projet de loi allant dans  le sens de l’abandon de ces taxes et accessoires. En plus, le  ministère a soutenu et obtenu l’approbation du Conseil des Ministres pour la mise en place d’un Fonds d’Appui à la Promotion du Gaz Butane en Guinée.

Le mécanisme de subvention est cours de mise en place et pourrait être effectif à compter du premier trimestre 2020. Parallèlement, les travaux de construction d’un dépôt gazier se poursuivent avec la compagnie Mauritanienne RIMGAZ  dans le but de doter le pays d’une logistique gazière qui comblera le déficit de stockage et de minimiser le coût d’approvisionnement avec l’option alternative d’un acheminement par voie maritime.

D’énormes conventions ont été signées visant à renforcer les capacités opérationnelles des cadres du ministère des hydrocarbures en vue de construire une expertise nationale apte à gérer le futur pétrolier qui s’annonce très promoteur.

Un cadre juridique très intéressant

Le code pétrolier de 1986 a été révisé en mars 2014, afin de l’adapter au contexte évolutif de l’industrie pétrolière dans un esprit de transparence et de partenariat gagnant-gagnant.

A propos, le nouveau code adopté par la loi L/2014/034/AN du 23 décembre 2014 a apporté les améliorations fondamentales qui sont :

  • Le renforcement de la transparence par l’instauration d’un contrôle préalable de conformité des contrats pétroliers par la Cour Constitutionnelle,
  • La clarification des rôles des intervenants et les modalités de leurs interactions ;
  • L’actualisation du mode de partage de production en cas de découverte commerciale dans un esprit gagnant- gagnant et ;
  • La prise en compte des aspects environnementaux et du contenu local.

Concernant l’aval pétrolier, un arrêté conjoint vient d’être signé en novembre 2019, portant sur la procédure administrative de construction et d’exploitation des stations-services en République de Guinée.

Cet arrêté conjoint permettra de mettre fin à la construction anarchique dans cet autre secteur en fixant également les critères techniques, sécuritaires et environnementaux à observer en toute conformité avec la règlementation de la distribution spatiale des stations.

Les projets très ambitieux du Ministre

En plus des résultats très élogieux opérés au sein du département des hydrocarbures, le Ministre Koulibaly et son équipe ont d’autres actions en cours de réalisation ou de finalisation. On peut citer :

  • Le projet de délocalisation du dépôt pétrolier SGP actuellement à kaloum,
  • La construction d’un Centre national des données permettant de stocker les données sismiques financé sur fonds propre ;
  • La finalisation de la négociation de contrats pétroliers en cours, dont la compagnie australienne Woodside d’une qualification internationalement avérée.

Ça travaille au ministère des hydrocarbures sans aucun tintamarre avec des actes concrets. 

Seuls les tonneaux vides qui font le plus de bruit et dans le vide.

Sanfa Malal Barry.

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