Mme Touré Fatoumata Keïta, de la société BINAIH, accuse l’ancien préfet de Dubréka, Younoussa Le Bon et l’ancienne députée uninominale de cette localité, Eva Kaltamba, de l’exproprier un port de pêche. Le dossier a été porté devant la justice guinéenne. Au tribunal de première instance de Dubreka, l’ancien préfet et l’ancienne députée ont été condamnés à 5 ans de prison et au paiement de 10 milliards de GNF au titre des dommages et intérêts.

Les deux parties ont relevé appel de cette décision. A la cour d’appel, ils ont bénéficié d’une mise en liberté et le procès se poursuit actuellement devant cette juridiction.

En conférence de presse, ce lundi 6 décembre, Mme Touré Fatoumata Keïta, la plaignante, dit avoir des craintes sur l’évolution du dossier.  Selon elle, le jour de la mise en liberté des accusés, ni elle encore moins son avocat n’avait pris la parole. C’est pourquoi aujourd’hui elle demande aux autorités de rendre justice.

« La liberté provisoire accordé à Eva et le préfet n’est pas obtenue conformément à l’esprit du procès qui s’est tenu à Dubreka. Car là-bas (Cour d’appel), ils ne m’ont rien demandé, ils sont juste sortis, les avocats d’Eva ont parlé entre eux », a raconté  Mme Touré Fatoumata Keita.

« Vraiment, nous avons été victimes de malhonnêteté.  Car moi je n’ai pas pensé que nos pirogues allaient débarquer à Kassonyah et qu’on nous accuse de rébellion alors qu’on a un port », regrette-t-elle avant d’ajouter que c’est, « Eva qui s’est installée dans notre port pour l’utiliser en retirant de l’argent aux propriétaires des bateaux alors que ce n’est pas elle qui a construit, c’est nous qui avons défriché et enlevé les ordures. Nous avons investi 2 millions 500 mille dollars US. Vraiment vu que c’est la justice qui a la force mon souhait est que justice soit rendue », a-t-elle dit.

Avant d’insister : « ils ont usé de leur force pour nous exproprier de notre port de pêche où on a investi plus de 2 millions 500 mille dollars US. Younoussa Sylla nous a expropriés de notre port et l’a mis à la disposition de Eva Kaltamba pour prouver à mes partenaires qu’ils sont plus forts. »

Aujourd’hui, madame Touré, fonde son espoir sur les nouvelles autorités pour que justice soit rendue. « Il ne faudrait pas que notre jugement se fonde sur certaines affinités ou sur la parenté », a-t-elle lancé.

Bhoye Barry pour guinee7.com 

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