Après plusieurs heures de discussions, les représentants du gouvernement et ceux des différentes structures syndicales sectorielles de l’éducation se sont quittés aux environs de 20 heures, ce lundi, au compte des négociations pour mettre un terme aux maux qui assaillent ledit secteur. Il est, en fait, prévu que les différentes parties se retrouvent ce mardi, à partir de 11h, dans les locaux du ministère de la Fonction publique pour la suite des travaux.

Au cours de cette première journée, selon le camarade Oumar Tounkara qui s’est présenté comme étant le deuxième secrétaire général adjoint du SLECG dirigé par Aboubacar Soumah, ‘‘les négociations ont porté sur le point deux du protocole d’accord du 10 janvier 2019 et des plateformes déposées par les autres syndicats. De 14h à maintenant, il y a eu des discussions arides et tendues autour du point deux de l’accord ; mais grâce à Dieu et aux bonnes dispositions, dans un esprit d’écoute et de confiance mutuelle, je crois que demain, nous allons finaliser, pour dire à l’ensemble des enseignants ce qui est acquis à travers cette négociation inclusive au titre du point deux… demain peut-être qu’on discutera des avancements et du recrutement des enseignants contractuels, parce qu’il y a un besoin criard au niveau du pays…’’

Dans la même lacée, le porte-parole du Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNAESURS), Lansana Yansané a précisé : ‘‘si tout va bien, nous comptons sortir de cette crise, mais nous ne sommes pas encore sur l’angle de la levée de la grève. Nous sommes en train de négocier et c’est le résultat de ces négociations qui va nous amener à cela.’’

Visiblement confiant à l’issue de cette première journée des négociations, le ministre Mory Sangaré de l’éducation nationale et de l’alphabétisation a fait entendre ceci : ‘‘moi je n’ai pas vu de résistance dans les deux camps (Gouvernement-Syndicat), plutôt, j’ai vu un engagement dans le sens de l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants. C’est ce que j’ai lu sur leurs visages et c’est ce qui nous anime aussi… d’abord nous discutons de ce qu’il faut faire du point 2 des accords du 10 janvier 2019. Ce qui a été obtenu lors du contrôle, le protocole dit qu’il faut partager cela entre les enseignants, c’est à cela que nous nous sommes attelés.’’

À noter que madame Kadiatou Bah de l’autre camp du SLECG n’a pas souhaité faire de déclaration à la presse au terme de cette première journée des négociations.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com 

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