Lors du compte rendu des activités trimestrielles de la police nationale, qui s’est déroulé à Conakry ce vendredi, le directeur général de la police nationale, Gal Ansoumane Camara alias Baffoé, a menacé ceux qui violent le couvre-feu.

Interpellé sur la question par les journalistes, l’officier a expliqué qu’avant, « on avait dit qu’on prenait le propriétaire de la boîte [de nuit], on vidait les clients. Maintenant là, si on trouve 200 clients, le camion de la CMIS est là, on les embarque. D’ici le matin, les PV sont faits, ils sont différés directement. Vous vous imaginez sur 53 personnes qui ont été arrêtées, notamment au bar Castel, qui est à la Belle vue, 30 personnes ont été contrôlées positives. Ces 30 là, elles ont dansé avec combien de personnes ? Quand elles ont quitté la boîte, elles sont allées en famille, elles se sont frottées à combien de personnes ? Il y a eu combien de contacts qu’elles ont eus ? Ça va s’élargir à combien ? C’est pour cela les gens doivent être conscients. Ce n’est même pas un problème politique. Ce n’est pas un problème de sécurité. C’est un problème de vie de soi-même ».

« Jusqu’à présent les gens continuent à s’en fermer et à danser. Mais je profite de l’occasion pour dire, on va casser les cadenas et les portes. Parce qu’on est couvert par la justice », a-t-il menacé.

Avant de préciser à nouveau le rôle des différents dispositifs déployés dans le cadre de la riposte contre la COVID-19 et assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens. « Le couvre-feu, tous ceux qui viennent au barrage au-delà de 0h sont garés à côté. Pas question de les embarquer et de les envoyer où que ce soit. A partir de l’heure indiquée, 4h, on enlève le barrage, ils rentrent chez eux. Maintenant ceux qui se voient, parce qu’en plus du barrage de sécurité sanitaire, parce que ça aussi ce n’est pas des barrages de contrôle de cartes d’identité, de ceci ou de cela. Mais en plus de cela nous luttons contre la criminalité ; les unités de lutte contre la criminalité qui font des patrouilles pédestres et motorisées dans les quartiers, s’ils arrêtent quelqu’un, on ne va le contrôler. Il va falloir l’envoyer au poste, l’entendre, le fouiller et si on voit qu’il n’y a rien contre lui, on le laisse partir », a-t-il rassuré.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com