Les membres du gouvernement de la Transition continuent de faire le compte-rendu de leur immersion à l’intérieur du pays. Vendredi 1et juin, c’est Alpha Bacar Barry, ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle qui était devant la presse. Selon lui, les fonctionnaires affectés à l’intérieur du pays n’ont pas bénéficié d’accompagnement de la part des autorités.

« Nous avons des fonctionnaires dans les régions à qui nous avons oublié de transférer et les moyens et la qualification. Résultat, nous avons des démembrements à l’intérieur du pays qui ne sont pas à 100% de leurs capacités. Deuxièmement nous avons des sérieux problèmes d’infrastructures (…), pour ce qui est de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, les centres de formation professionnelle de proximité de Conakry jusqu’à N’zérékoré n’ont pas été rénovés depuis une décennie. C’est pour dire c’est dans quelle condition nous avons trouvé ces infrastructures, dans quelle condition nous avons trouvé ces équipements et dans quelle condition nous avons trouvé les apprenants. L’enseignement technique c’est 30% de théorie et 70% de pratique. Vous avez des équipements qui sont en panne depuis une décennie qui ne sont pas réparés. Vous avez des écoles qui ont des équipements, qui ont des infrastructures, qui ont des élèves mais qui n’ont pas d’énergie pour faire fonctionner les équipements. Je parle notamment des écoles régionales d’arts et métiers, ce sont des grosses infrastructures qui sont finies depuis 2017 et qui n’ont jamais fonctionné », a dépeint Alpha Bacar Barry.

Au cours de cette immersion, le ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, dit avoir « constaté une pagaille totale au niveau de certaines filières de l’enseignement privé. Je parle des écoles de santé et au niveau du public mais surtout au niveau du privé qui aujourd’hui n’ont aucun cadre d’évaluation. Il n’y a pas de cadre pour vérifier le cadre de la formation. Et pire, nos écoles de santé forment des assassins potentiels. La formation pratique n’est pas de mise. Les sessions de stage ne sont pas assurées. Et vous trouvez dans des structures de santé de l’intérieur du pays, plus de stagiaires que de malades. Vous pouvez rencontrer des diplômés d’écoles de santé qui ne savent pas faire une simple perfusion. Ils n’ont jamais vu un mannequin de pratique. C’est grave, c’est même alarmant », a fustigé Alpha Bacar Barry.

Face à cette situation, Alpha Bacar Barry, a annoncé qu’au niveau de l’enseignement privé, « la réponse a été tout de suite trouvée. Pour les écoles de santé, nous continuons à arrêter de délivrer les agréments d’écoles de santé. On arrête les agréments. On a constitué une commission de travail avec le ministère de la santé pour pouvoir redéfinir les cahiers de charges pour les écoles de santé. Au mois de septembre, nous allons diffuser ces cahiers de charge à l’intention des écoles de santé existantes mais aussi de celles qui veulent se constituer. Celles qui existent devraient se conformer à ces cahiers de charges dans un bref délai. Celles qui n’existent pas devraient se conformer à cela avant de demander un agrément ».

Bhoye Barry pour guinee7.com 

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