Quelques heures après la fixation de la date du double scrutin (législatives et référendum) pour le 22 mars prochain, l’opposition plurielle guinéenne s’est réunie en plénière, ce vendredi 13 mars. La rencontre qui a duré environ 1h 30 mn a eu lieu au domicile de Sidya Touré, président de l’union des forces républicaines (UFR) au quartier de la Minière.

A la sortie de la réunion, c’est Sidya Touré qui a fait le compte-rendu aux journalistes présents. Dans son exposé, il a déclaré qu’il était nécessaire de tenir cette rencontre après le rapport de la mission de la CEDEAO sur le fichier électoral. Pour lui, d’après les recommandations faites à la commission électorale nationale indépendante (CENI), les élections ne pourront pas se tenir le 22 mars prochain sur le plan technique.

“Aujourd’hui, si nous revenons sur l’aspect technique non seulement le tiers du fichier semble-t-il nous n’avons aucune preuve de tout ça a été fait mais ce que nous allons certifier c’est que s’ils ont enlevé dans le fichier central, les cartes d’électeurs ont déjà été émis pour ces deux millions deux cent mille personnes. Ils ont été répartis dans les bureaux de vote qui n’ont pas changé. Si vous avez 7 700 mille électeurs pour 19 mille bureaux de vote, si vous enlevez le tiers ce qui veut dire que le tiers des bureaux disparaissent aussi. Aujourd’hui, on devrait avoir six mille bureaux de vote qui ont disparu. Rien n’a été signalé du jour au lendemain, vous vous convoquez le corps électoral”, a expliqué Sidya Touré, président de l’UFR.

Et de poursuivre, “les élections législatives n’ont jamais été la préoccupation d’Alpha Condé. Le problème, c’est qu’il faut faire le référendum avant que nous ne tombions dans les délais légaux au niveau de la CEDEAO qui empêcheraient cela. Donc, il y a une course contre la montre sur les 30 jours qui arrivent. C’est pratiquement une course à mort. Je dis, tout ceci n’est pas régulier, ce n’est pas conforme à la loi et ça ne doit pas permettre qu’on puisse continuer à travailler de telle façon”, dira-t-il.

C’est pourquoi? “Nous avons dit, très clairement, que nous récusons cette démarche. Et nous allons demander à nos compatriotes, à tous les Guinéens, qu’ils ont encore 30 jours de combat à mener pour que l’affaire du troisième mandat tombe à l’eau, Donc il faut se lever. Nous allons faire en sorte qu’il n’y ait pas d’élections le 22 mars”, promet-il.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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