Il est désormais évident que l’on s’achemine vers une restructuration du gouvernement, après l’investiture du chef de l’Etat. En prélude à la nomination équipe gouvernementale, les états-majors de certains partis politiques feraient des pieds et des mains pour avoir des strapontins au sein de ce gouvernement, qui pourrait être de large ouverture.

Après sa prestation de serment, suivie de son installation dans ses fonctions, le président Alpha Condé a désormais les mains  libres de former un nouveau gouvernement. D’après ce qu’il a laissé entendre ces dernières semaines, au gré de ses sorties, le futur gouvernement sera composé de cadres choisis pour leur compétence et leur probité morale. Et non sur des valeurs subjectives. Exit donc toute idée de récompense, comme ce fut le cas lors du gouvernement qui avait vu le jour, au lendemain de la présidentielle de 2010. A l’allure où vont les choses, il n’est pas exclu que le chef de l’Etat mise sur un gouvernement de large ouverture. Histoire de favoriser la réconciliation nationale, après trop de soubresauts politiques enregistrés ces dernières années en Guinée. En faisant appel bien entendu à des compétences puisées au sein des partis politiques. Et d’après certaines indiscrétions, au cas où ce scénario se concrétisait, la priorité serait accordée aux formations politiques ayant présenté des candidats lors de la présidentielle du 11 octobre. A ce niveau, il va falloir toutefois faire la part des choses, avec l’UFDG, qui a  préféré garder une posture radicale, en refusant de reconnaître les résultats du scrutin. Contrairement aux autres partis ayant présenté des candidats à la présidentielle, comme l’UFR de Sidya Touré, ou le PEG de Marie Madeleine Dioubaté. Sans oublier l’UGDD de Gandhi Faragué Tounkara, où le ton était différent. Ces leaders politiques ont en effet affiché ouvertement leur proximité avec le président de la République, qu’ils promettent d’accompagner durant son second mandat. Une option qui mériterait sans doute une récompense. Ainsi, il ne serait pas surprenant de voir figurer les noms de ces cadres sur la liste du futur gouvernement. Même si pour Sidya Touré, on avance que ses ambitions seraient plus grandes. Ce qui le placerait sur la short-liste des premiers ministrables, selon divers sources. Ce faisant, ses détracteurs ne ratent aucune occasion pour le brocarder. Certains n’hésitant pas à l’assimiler à un « traître. » Pour le moment il faut dire que ce n’est pas gagné pour Sidya, pour ce qui est du poste de Premier ministre. C’est le moins qu’on puisse affirmer. Ce poste pourrait plutôt  échoir à un des rares technocrates  du RPG-arc-en-ciel, selon nos sources. A défaut d’avoir la primature, le leader de l’UFR pourrait être orienté du côté de la Cour des comptes, dit-on. Ce qui sera loin d’une maigre consolation. En attendant que ce gouvernement ne voie le jour, au sein des partis politiques, y compris le RPG-arc-ciel, où une liste comportant des noms de cadres ministrables circulerait, c’est la veillée d’armes dans ces structures…

Mamady Kéita pour guinee7.com

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