Ce mardi 19 novembre, s’est ouvert à Conakry la réunion du bureau exécutif de l’Association des Fonds d’Entretiens Routiers Africains (AFERA), une structure composée de 34 pays, mise en place depuis 2003 à Libreville (Gabon), dans le but de former une plateforme d’échange d’expériences et d’informations sur les pratiques de financement de l’entretien des routes en Afrique ainsi que sur le fonctionnement des Fonds eux-mêmes.

L’ordre du jour de cette rencontre qui se tiendra durant trois jours, est axé entre autres sur la préparation de la 18ème assemblée générale de l’AFERA ; l’évaluation du secrétariat exécutif établi à Addis-Abeba ; ainsi que l’agenda 20-63 de l’Union Africaine (UA), dans son volet infrastructure routière.

Prenant la parole, Souleymane Traoré, président de l’AFERA et directeur du Fonds d’Entretien Routier (FER) de Guinée a d’abord fait savoir que cette réunion renforcera le dynamisme de son organisation (AFERA) à un moment où l’attention sur les Fonds d’Entretien Routier doit être soutenue dans tous les pays. Avant de déclarer : « Si certains évoluent favorablement vers la troisième génération, d’autres subissent les assauts des différentes administrations et ont tendance même à retourner vers la première génération, voir à être supprimés dans certains pays. Tous ces fonds d’entretien routier sont confrontés de la même manière à la problématique des financements de l’entretien routier. Tant qu’il est vrai que si les partenaires techniques et financiers peuvent nous accompagner pour des gros projets d’investissement routier, il est difficile que nous ne puissions pas nous-mêmes prendre en charge le financement de l’entretien routier. »

De son côté, président du conseil d’administration du FER de Guinée, Mamadou Bobo Diallo a indiqué qu’ « avec la tenue de cette assise, l’opinion nationale comprendra que le FER de Guinée n’évolue pas à huis-clos. Il s’est intégré depuis 2003 lors de la création de l’AFERA et prend part à toutes les rencontres africaines et régionales… il est également important de souligner que le FER de Guinée remplit déjà toutes les conditions pour un FER de deuxième génération, mais avec les soutiens des bailleurs de fonds et comptant sur la volonté politique et la ferme détermination du chef de l’État, nous arriverons à doter le FER de Guinée de ressources nécessaires pour lui permettre d’atteindre ses objectifs ».

Plus loin, Bobo Diallo s’est penché sur les infrastructures routières, qui, selon lui, sont un capital important de n’importe quel pays, car la construction ou la réhabilitation demande des sommes colossales. « C’est pour cette raison que la lutte contre la surcharge devient une impérieuse nécessité, car le fléau de la surcharge associé à d’autres facteurs naturels, notamment la pluviométrie, constitue un fléau majeur pour la survie de nos routes, quelle que soit la technologie utilisée lors de la construction et la valeur du montant déboursé. À cet effet, nous proposons que la 18ème assemblée générale se penche sur la sauvegarde de l’investissement fait sur ces routes en vue de donner une longue vie à celles-ci », a-t-il souhaité.

Présent à cette rencontre en tant qu’invité d’honneur, l’honorable Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire de la mouvance présidentielle a tout d’abord rappelé que « … les usagers de la route doivent contribuer au financement de son entretien. Il s’agit en fait de traiter l’entretien routier comme un service marchand financé non plus par le budget de l’État seul, mais par des redevances d’usage de la route directement acquittées par des usagers de la route et convenablement gérées sous leur propre contrôle, via leur représentation dans le conseil d’administration ».

Après avoir précisé que « près de deux milliards de dollars Américains d’investissement sont en cours dans le secteur routier, par l’État guinéen et ses partenaires », l’honorable Damaro Camara a également souligné qu’ « afin de sauvegarder les investissements colossaux réalisés dans le cadre de la réhabilitation et/ou construction de nos routes le gouvernement a déjà pris des mesures concrètes dont entre autres le traitement des zones critiques causées pour les grandes pluies. L’installation des poubelles publiques à Conakry et à l’intérieur du pays bientôt, pour empêcher que les citoyens déversent les ordures ménagères sur la chaussée. Aussi les actions de pesage des charges à l’essieu ont démarré avec la société ‘‘Afrique Pesage’’ qui a obtenu un contrat de concession dans ce sens et ce, conforment au règlement 14 de la CEDEAO ».

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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