Conseiller chargé de mission à la présidence de la République, Patrice Kourouma fait partie de ces cadres guinéens vivant en France qui ont décidé, à la faveur de l’élection du Pr. Alpha Condé en 2010, de rentrer au bercail pour accompagner le nouvel élu dans le processus de changement amorcé en Guinée.   

Peut-on connaitre vos motivations quand vous avez décidé de rentrer en Guinée travailler aux côtés du président Alpha Condé ?

D’abord la Guinée c’est ma patrie, c’est un devoir pour moi de me mettre à son service. Ensuite, quand les Guinéens ont décidé de confier les rênes de ce magnifique pays à quelqu’un comme le président Alpha Condé, ce fut une motivation supplémentaire pour moi. J’ai eu la chance de connaitre l’homme et d’admirer le combat qu’il ne cesse de mener pour l’enracinement de la démocratie dans notre pays et pour l’épanouissement de ses compatriotes.

La Cour suprême a publié les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 11 octobre 2011, qui donnent le président Alpha Condé vainqueur. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

C’est bien sûr un sentiment de satisfaction que de voir couronné de succès ‘le travail effectué sur le terrain, en Guinée et à l’étranger, pour la réélection du Pr. Alpha Condé. Maintenant, comme le laissent entendre ses premiers faits et gestes après sa victoire, toutes nos actions devraient s’inscrire dans cette dynamique d’apaisement, de main tendue, pour le plus grand bien des Guinéens.

L’inédit dans cette présidentielle, c’est aussi la victoire du parti au pouvoir en France. Cela est dû à quoi, et représente quoi pour vous ?

Il est vrai que nous nous sommes donnés à fond pour la réussite de notre candidat : le parti, les mouvements de soutien tel le CRAC, les sympathisants, etc. Cependant, j’estime qu’à côté de notre travail, c’est avant tout le bilan du président Alpha Condé qui a le plus pesé dans la balance.

Au-delà de l’importance des suffrages obtenus en France, que l’on pourrait qualifier de dérisoires au regard du nombre d’électeurs, gagner dans l’hexagone est plein de symboles. C’est la première fois, vous l’avez dit, qu’un parti au pouvoir l’emporte contre l’opposition en France. Ensuite, on peut aisément imaginer ce qu’a dû ressentir le président qui a passé une bonne partie de sa vie dans ce pays, de l’adolescence aux époques de la lutte politique en tant que farouche opposant aux régimes de Conakry.

Réalisée par Mohamed Camara