Le Conseil national du patronat de Guinée (CNP-Guinée) traverse une crise qui est loin de trouver une issue, à moins que ses membres ne se fassent violence pour taire leurs querelles d’égos, afin de sauver cette institution patronale qui se meurt. Car maintenant que Ansoumane Kaba et Sékou Cissé sont sur le point de fumer le calumet de la paix, à travers un accord de sortie de crise qui pourrait être signé dans les heures qui suivent, Habib Hann, président de la Fédération des assureurs de Guinée, se démarque pour annoncer la tenue d’un congrès pour le 10 décembre prochain, contre l’avis des autres ténors de l’organisation.

Le 22 novembre dernier, au siège du Conseil économique et social, la  commission en charge du congrès pour élire le nouveau du Conseil national du patronat guinéen (CNP-G), version Habib Hann, a organisé une rencontre. Cette rencontre avait pour but  de valider les différentes fédérations patronales membres dudit patronat. « Il était question de nous donner le programme du prochain congrès devant élire les membres du Conseil national du patronat guinéen le 10 décembre 2016 prochain », a campé un des participants à la dite concertation, Dr Manizé Kolié, secrétaire général du syndicat des pharmacies  privées de Guinée.

Il a par la suite fait remarquer qu’il espère que le prochain patronat du CNP-G ne serait plus un patronat politique. « Parce que c’est ce qui nous a mis davantage en retard. Nous voudrions avoir les membres d’un patronat qui sont vraiment  prêts pour servir le pays. C’est ce qui a fait que nous sommes-là », a-t-il souligné.

Avant d’ajouter de dire clairement: « vous savez chers frères, tant qu’on ne se dit pas la vérité, notre pays-là ne pourra pas aller de l’avant », a martelé Dr Kolié. Nous allons à tout moment nous tromper, a-t-il ajouté. « Disons-nous la vérité, rien n’a marché au CNP-G, c’est pourquoi nous sommes-là et à partir du 10 décembre franchement mettons les hommes qu’il faut à la place qu’il faut », a conseillé le secrétaire général du syndicat des pharmacies  privées de Guinée.

A la question de savoir qu’est-ce qu’ils reprochent aux autres membres qui sont à couteaux tirés, « d’abord des querelles de personnes », a-t-il répondu. Puis d’indiquer que quand quelqu’un vient dans un patronat, et que ce dernier vient pour le travail, « ce n’est pas parce que l’un s’appelle Paul ou que l’autre Pierre, non ». Selon lui, ce sont ces querelles de personnes qui nuisent aux différentes institutions du pays. « C’est l’intérêt de notre pays qu’on doit mettre en avant. Nous devons être jaloux de ce qui se passe dans la sous-région », a-t-il conclu.

On le voit, Habib Hann appelé communément Papa Hann, fils de Galé Hann, est en train de manœuvrer en vue de se hisser à la tête du CNP-Guinée. Un tour de force qu’il aura du mal à réussir, vu que dans le camp adverse, Kaba « Guiter » et Sékou Cissé n’ont pas dit leur dernier mot.

Richard TAMONE/L’Indépendant 

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