Il n’y a pas de manque de carburant, a certifié ce jeudi 30 juin, le directeur général de la société nationale des pétroles (SONAP), Amadou Doumbouya. C’était au cours d’une visite de terrain qu’il a effectuée, ce mercredi auprès des dépôts de carburant de Kaloum et au port autonome de Conakry où les bateaux sont en train d’être dépotés.

À en croire le directeur général, le stock est assez suffisant. « Il n’y a pas de manque de carburant. Comme vous pouvez le constater derrière nous, depuis la semaine passée, lorsqu’on a reçu le feu vert le vendredi, les citernes ont commencé le chargement. Aujourd’hui, les dépôts sont pleins et nous irons vous montrez le bateau. Donc ceux qui sont en train de faire courir le bruit qu’il y a manque de carburant sont en train de mentir à la population. Ce sont des gens de mauvaise intention. Ce qu’ils doivent savoir, le problème de carburant c’est une nécessité. Ce n’est pas une question politique ou une question de préférence. Blaguer avec des rumeurs pareilles, c’est blaguer avec la vie de certaines personnes ; parce que ces personnes en dépendent. Donc c’est faux. Nous avons le carburant, il n’y a pas une raison pour que le carburant manque dans la zone de Conakry. Si ce n’est pas de l’esprit de sabotage de certains gérants de stations. Il ne doit pas y avoir manque de carburant à Conakry. À l’intérieur du pays, c’est compréhensif, parce que les citernes bougent et il leur faut 4 jours pour arriver à destination. C’est normal que certaines stations à l’intérieur du pays manquent de carburant mais pas à Conakry », a-t-il expliqué.

Avant d’annoncer : « d’autres c’est pour des raisons sécuritaires. Il y a certaines, lorsque nous avons fait sortir le carburant par urgence, les premiers servis n’ont pas encore reçu leur deuxième dose, je peux comprendre cela. Mais il y a beaucoup de stations qui ne doivent pas fermer. Elles sont là à servir les bidons pour revendre au marché noir, pour créer une crise pour qu’ils puissent s’enrichir sur le dos des Guinéens. Nous avons des preuves. On va les poursuivre tous en justice et s’il faut fermer les stations, nous allons les fermer. »

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com