Depuis le lundi 20 mai 2019, les citoyens de la commune urbaine de Labé sont confrontés à une pénurie de carburant. Conséquence, le litre d’essence se négocie sur le marché noir entre 13.000FG et 15.000FG ; au lieu de 9500 FG à la pompe, a constaté Guinee7.com, à travers son correspondant.

Depuis 48 heures, le carburant est devenu rare et très rare même dans la cité de Karamoko Alpha Mo Labé. Sur près d’une cinquantaine de stations de carburant implantée dans la commune urbaine, il n’y a pas plus de 5 qui fonctionnent depuis ce lundi. Pour connaitre les raisons de cette rupture, un reporter de votre quotidien en ligne a fait le tour de certaines stations de la place. Sur les lieux, aucune explication claire n’a pu filtrer. Les gérants des stations visitées se sont juste contentés de nous dire qu’il n’y a pas de carburant, sans plus. Au niveau des stations qui fonctionnaient, c’est une pagaille indescriptible qui y régnait. Entre détenteurs d’engins roulants et de bidons vides, c’est la véritable guerre. Dans le secteur Ndiolou, au sein d’une station qui fournissait le carburant ce lundi, nous avons approché un chauffeur. « Moi, je suis là depuis plus de 3 heures de temps ; je n’arrive toujours pas à gagner du carburant. Ce qui me fait mal dans tout cela, c’est que les pompistes servent d’abord les gens qui ont les bidons », a expliqué dans un ton colérique Mamadou Saliou Diallo. Interrogé sur la question, les pompistes, n’ont pas daigné répondre. Sur place, on constatait de longues files d’attente et parfois même, lorsque les pompistes étaient envahis par les clients, ils arrêtaient la livraison.

Cette rupture de carburant a eu une forte conséquence sur le transport urbain. Pour les tronçons de 2.000 FG, les usagers étaient dans l’obligation de payer jusqu’à 5.000 FG aux conducteurs de taxis-motos. Un conducteur de taxi-moto nous a expliqué les raisons de cette augmentation du tarif du transport : « Les pompistes préfèrent revendre le carburant à ceux qui revendent sur le marché noir. Nous, nous achetons un litre à 15.000FG, et là aussi difficilement on en trouve. Donc, nous sommes dans l’obligation d’augmenter aussi le prix du transport », nous a confié Thierno Mamadou Barry. Pour les vendeurs de carburant sur le marché noir, sur chaque bidon de 20 litres, au-delà du prix normal à la pompe, ils paient entre 20.000 FG  à 30.000 FG aux pompistes.

Seule l’essence est concernée par cette rupture. Le gasoil ne connait pas de rupture pour l’instant.

Une source de la Société Guinéenne des Pétroles confirme que ‘‘deux stations sont en manque d’essence ; une autre en a mais sa pompe est en panne. De toute façon un camion est sur le chemin de Labé, et très bientôt la crise sera résolue’’, a rassuré notre source.

Mohamed Samoura pour Guinee7.com

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