Le procès des présumés assassins de dame Aïssatou Boiro, ancienne directrice du Trésor public et de Temple Coll, technicien, tous assassinés le 9 novembre 2012, s’est poursuivi, ce lundi 7 janvier au tribunal de première instance de Dixinn. Au cours de cette audience criminelle, les avocats de la défense ont fait leurs réquisitions.

Me Mohamed Traoré, ex-bâtonnier, qui défend le lieutenant-colonel Amadou Bangoura dans cette affaire, a été le premier a plaider. Pour lui, les réquisitions du parquet par rapport à son client sont « terrifiantes », parce que, estime-t-il, durant le procès, personne n’a apporté la moindre preuve culpabilisant son client.

Il soutient que le ministère public s’est juste livré à « une proposition de  distribution de peines. C’est à vous (tribunal ) d’entériner…”, a déclaré Me Mohamed Traoré avant dire que sur la base des débats qui se sont passés le juge n’a pas à condamner M. Bangoura à moins que “la justice soit téléguidé”.

Ce fut ensuite au tour de l’ex-bâtonnier, Me Alsény Aïssata Diallo, qui défend Ibrahima Sory Bah alias Mayano qui a plaidé coupable des peines reconnues par son client qui avoue avoir volé à deux reprises dans des conteneurs et sans arme à feu. Aussi, il a invité le tribunal à condamner Mayano au temps mis prison.

Me Tafsir Barry, l’avocat d’Oumar Lamarana Diallo, l’un des présumés coupables, a tenté d’innocenter son client des accusations de complicité et de détention d’arme de guerre. Il a soutenu que celui-ci a volé, mais pas avec des armes à feu. Il estime également que son client n’a jamais participé à ce double assassinat. « Cette affaire, qu’il pleuve ou qu’il neige, la preuve n’a pas été établie, mais nous reconnaissons un simple vol », a fait savoir Me Tafsir Barry.

A la barre, Me Joseph Solovogui, l’avocat d’Okolo Omo Zokpa, l’un des accusés, a abondé dans le même sens que ses confrères, qui l’ont précédé. Tout d’abord, il estime qu’ « un procès équitable commence le jour de la première arrestation ; mais ici, tel n’a pas été le cas », a-t-il affirmé, avant de dire que les réquisitions du parquet ne reposent sur rien.

Quant à Me Abou Camara, qui défend Mohamed Sankhon dit Léonais, Mamoudou Fodé Touré et El hadj Ibrahima Sow, il dit qu’il est près à plaider coupable, mais qu’on lui donne des preuves irréfutables qui incriminent ces clients.

Me Ouattara, un des avocats de Mohamed Diallo dit Junior, qui est accusé d’être le cerveau de ce double assassinat, a déclaré que « le tribunal ne doit pas être un tribunal d’enregistrement mécanique de dossiers. C’est pourquoi, le tribunal doit dire le droit dans cette affaire, car seul Dieu détient la vérité ».

Après plusieurs heures de plaidoiries des avocats de la défense, l’audience a été suspendue, pour reprendre demain mardi, pour la suite et la fin des plaidoiries.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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