C’est en présence de quelques journalistes ce samedi 25 juillet, à leur siège sis au quartier Kobaya à Conakry, que les leaders de l’union nationale pour l’alternance et la démocratie (UNAD) ont officiellement annoncé la naissance de leur dynamique.

Avec la devise « notre union, notre force » cette alliance se voulant mixte, regroupe en son sein des partis politiques et mouvements, tels que : l’union guinéenne pour la démocratie et le développement (UGDD), l’union pour le progrès de la Guinée (UPG), la troisième dynamique, le mouvement populaire pour le changement, l’union nationale pour la prospérité (UNP), l’union démocratique pour le renouveau et le progrès (UDRP) et la plateforme guinéenne de l’unité (PGU).

D’après Dr Alpha Mady Soumah, coordinateur de l’alliance, la création de cette dynamique est la réponse à plusieurs difficultés.  « Nous sommes actuellement dans une situation politiquement, économiquement et socialement difficile. Notre unité est menacée, l’avenir économique de notre nation est incertain, le risque pays de la Guinée est devenu très élevé, notre sécurité intérieur et extérieur est devenue fragile à cause de nos divisions internes.  Le dialogue entre guinéens est difficile à cause de nos clivages, nos couches sociales sont devenues très vulnérables, la classe moyenne est inexistante, notre dépendance nationale en exploitation sans valeur ajoutée de nos minerais est devenue inquiétante.  Nos acquis démocratiques sont presque détruits, l’impunité, la corruption et l’enrichissement illicite sont incontournables » a-t-il dit.

Autres raisons de la création de la dynamique : «  Face à cette situation très complexe, il est bon de prendre du recul , d’observer notre  passé, d’analyser notre modèle d’union  à travers le monde et de réfléchir scientifiquement  en matière de théorie d’organisation   pour proposer à  nos compatriotes  du nouveau en terme d’organisation politique impersonnelle  adaptée au concept de la diversité  guinéenne au besoin d’alternance politique interne à  la tête de nos organisations, de mutualisation des ressources ainsi que de critères et mode rationnel de  voix de nos compatriotes désirant ou appelés  à  concourir politiquement sur le plan national. »

Secrétaire exécutif de l’alliance, Kéamou Bologa Haba, a pour sa part expliqué pourquoi la présence dans leur logo, d’une usine et son engrenage. « Avec les usines, automatiquement vous pouvez valoriser et l’agriculture et l’élevage et tout le secteur primaire.  Nous disons pour que notre pays se développe, il faut absolument qu’après 2020, l’industrialisation soit la priorité des priorités de tous les guinéens. »

Soutenant que certains partis font partie du FNDC, Jacques Bonimy, président du parti Union pour le progrès de la Guinée, a indiqué la position de l’alliance par rapport à certaines actualités du pays.

« Dans le groupe de parti UNAD, il y a des partis qui étaient déjà au FNDC et si nous prenons le mot clef que le secrétaire exécutif a développé concernant l’alternance, c’est que nous nous inscrivons dans le cadre de l’alternance prescrite par la constitution de 2010. Ça veut dire que nous n’avons pas considéré les élections passées et nous pensons ne pas permettre à la Guinée d’avoir une assemblée réelle et d’avoir une constitution surtout que le débat qui se mène sur la falsification se poursuit encore et met   en cause cette constitution que nous avons connu. Nous nous pensons que et l’assemblée et la nouvelle constitution ne sont pas une réalité pour l’UNAD » a-t-il tranché.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com