“Sécurité alimentaire et appui nutritionnel aux communautés vulnérables affectées par les inondations et les infections des cultures” ; “Renforcement des moyens de subsistance des populations affectées par les catastrophes naturelles en Guinée”, tels sont les intitulés des deux projets qui ont été lancés, mardi 19 juin 2018, par l’ambassade du Japon en Guinée, en collaboration avec la FAO et la PAM.

La cérémonie s’est tenue à l’école primaire de Sérima, dans la sous-préfecture de Popodara (Labé), en présence du ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, Mory Sangaré, du préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah, des représentants de PAM et de la FAO en Guinée, ainsi que de plusieurs autres personnalités.

Parlant du projet exécuté par son institution, Mohamed Hama Garba, représentant de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) en Guinée, a tout d’abord indiqué qu’au-delà du caractère symbolique de cette cérémonie, il s’agit surtout de traduire en actes concrets l’objectif de renforcement des moyens de subsistance des populations touchées par les catastrophes naturelles, à travers de multiples interventions pour répondre à leurs besoins en termes de sécurité alimentaire et nutritionnelle. « Ce projet, exécuté par la FAO, est financé par l’ambassade du Japon, à travers les fonds du budget supplémentaire 2017. Sa mise en œuvre devrait permettre la relance, voire l’accroissement des activités de production de plus de 1.650 ménages agricoles, 15 groupements de riziculteurs et deux unions d’étuveuses de riz, contribuant ainsi à réduire durablement la précarité au niveau de plus de 12.600 personnes », précise-t-il.

Selon le représentant de la FAO en Guinée, ce projet couvre quatre préfectures, notamment Kindia, Mamou, Labé et Koundara. « Il appuiera des ménages et groupements agricoles touchés par les catastrophes naturelles en leur fournissant divers intrants agricoles, notamment des semences, des engrais et des outils. Et, à terme, grâce à la mise en valeur de près de 1.500 hectares, ce projet induira la production de neuf cent vingt-six tonnes de riz, six cent quarante-trois tonnes de maïs, une grande quantité de niébé et de légumes, notamment les gombos et les aubergines », a-t-il fait savoir.

Avant d’ajouter que : « Dans les préfectures de Labé et à Koundara, une partie de la production sera cédée aux unions d’étuveuses appuyées par le PAM qui, dans le cadre de son programme d’alimentation scolaire basée sur la production agricole nationale, rachètera le produit fini qu’il mettra à la disposition des cantines scolaires en Moyenne Guinée et en Guinée forestière pour environ 52.000 élèves de l’enseignement primaire ».

Prenant la parole, l’ambassadeur Japon en Guinée, Son Excellence Hisanobu Hasama, s’est penché sur le second projet “Sécurité alimentaire et appui nutritionnel aux communautés vulnérables affectées par les inondations et les infections des cultures”, dont exécution est assurée par le PAM (Programme Alimentaire Mondial).

En effet, Hisanobu Hasama a informé que ce projet coûte environ 16 milliards GNF a pour but d’aider les habitants des zones affectées par les inondations et les ruptures de production agricole, ainsi que la poursuite du programme des cantines scolaires. « Ce projet permettra d’accroitre l’accès au marché des coopératives d’étuveuses par l’achat local de plus de mille tonnes de riz étuvé, afin de fournir un repas par jour à plus de 47.000 élèves, de 340 écoles du programme de cantines scolaires. Il fournira également une assistance alimentaire directe à plus de 4.000 élèves de 30 écoles pour les achats locaux (Riz, Légume, condiment …). Une assistance technique sera fournie à 2.000 producteurs de riz et à 1.300 producteurs de légumes. Une assistance nutritionnelle sera également apportée aux enfants et femmes des zones affectées », a-t-il expliqué.

Il estime par ailleurs que ces deux projets rendent concrète la contribution du Japon à l’objectif de la guinée pour atteindre la sécurité alimentaire. « Cet objectif est l’un des piliers de l’action du Japon en Afrique, telle que définie lors de la 6ème conférence Internationale de Tokyo sur le développement en Afrique », a-t-il déclaré.

De son côté Aissatou Djouldé Diallo, présidente du groupement Haldi Fotti, l’une des associations bénéficiaires, a exprimé sa satisfaction suite a ce geste de la coopération japonaise, qui dit-elle vient alléger leurs peines. «Avant on pilait nos récoltes mais grâce à Dieu nous eu des machines,  maintenant si nous recoltons, ce sont les machines qui pilent.  Nous sommes contents de ce travail, mais on a beaucoup de difficultés ici dans nos champs. Beaucoup de choses devastent nos champs, des chenilles, manque de pluie. Cette année, c’est à cause de la pluie, que nous n’avons pas pu récolter. Mais à partir d’aujourd’hui, nous savons que les choses vont s’améliorer, en voyant tout ce qui nous est apporté, on sait que ça va changer. Donc nous remercions le Japon,  le PAM et FAO», a t-elle fait savoir.

Mohamed Kaba Soumah pour Guinee7.com

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