Face à la presse ce vendredi 31 janvier à Kindia, Abdoulaye Bah, candidat malheureux de l’UFDG à la mairie, et membre a analysé la non réussite des manifs appelées par le Front national de la défense de la constitution (FNDC) dans la ville des agrumes.

Dans un premier temps, il a affirmé qu’il y a trois ou quatre raisons qui expliquent cette situation de « léthargie ». « Premièrement, nous sortons d’une grande crise politique communale de 2018. De mémoire d’homme, on n’a jamais vécu une ville aussi impactée que celle de Kindia. 2018 a enregistré beaucoup de dégâts, on a eu ici deux morts, des blessés, d’économie plus de 3 milliards ont été détruits ici. Des arrestations, des emprisonnements, des jugements. Donc 2018 a été une année extrêmement difficile pour les populations de Kindia à cause de la crise. On arrive en 2019 avec cette volonté du pouvoir de faire autre chose. Donc les gens commencent à souffler un peu et il est difficile pour eux qui ont des loyers à payer, avec des boutiques, des magasins, qui ont des familles à nourrir, d’être engagés dans un nouveau combat qui nécessite des sacrifices », a-t-il informé.

Avant de faire aussi constater que : « La deuxième raison, c’est que Kindia est militarisée. N’oubliez pas que Kindia fait objet de convoitise. C’est une ville stratégique. C’est la première ville de la Basse Guinée ; donc le pouvoir a un œil ici et donc il y a une volonté d’étouffer dans l’œuf une quelconque manifestation populaire. D’ailleurs Kindia a été la première ville à être victime par rapport au FNDC. C’était le 4 mai 2019, on a eu le premier procès FNDC à Kindia avec les 7 arrêtés. »

Pour lui, « La troisième raison, c’est que le FNDC n’a pas pu avant le début des manifestations installer vite les antennes ».  

Cependant, il a fait noter que les populations « de Kindia comme celles nationales sont tout à fait sensibles à cette fibre politique, la volonté de monsieur Alpha de violer nos lois et cela tout pourcentage calculé, nous pensons qu’ici aussi les gens ne sont pas pour ce changement de constitution ».

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com