Cellou Dalein Diallo comptait, à bien des égards, sur le soutien de la communauté internationale en s’autoproclamant président de la République, dès les heures qui ont suivi la présidentielle du 18 octobre dernier. Mais le désormais opposant historique d’Alpha Condé a eu du mal à convaincre l’opinion sur sa prétendue victoire d’une élection jugée transparente par l’ensemble des observateurs. A ses dépens, il a appris que s’octroyer 53% des suffrages est aussi facile que manipuler un logiciel franco-belge, le prouver n’est cependant pas une…sinécure !

De toute façon moins convaincue par les « preuves » de l’élection de Cellou fournies par son parti, la communauté dite internationale tout en condamnant les violences qui ont suivi la présidentielle, a demandé à toutes les parties de ne tenir compte que des résultats publiés par la CENI et de faire recours, au besoin, à la cour constitutionnelle pour protester.

Cette position est celle du secrétaire général de l’ONU, António Guterres qui, la veille de la proclamation des résultats globaux par la CENI, a encouragé « tous les acteurs à attendre la proclamation des résultats officiels par la Commission électorale nationale indépendante et à résoudre tout contentieux potentiel en empruntant les voies légales établies ».

Cette « injonction a dû retenir l’attention de Cellou Dalein Diallo qui, désormais, accepte de faire recours à la Cour constitutionnelle pour protester. Et du coup, reconnait les résultats de la CENI sans pour autant les accepter. Ce qui est un droit pour lui.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com