Dans une conférence de presse organisée par les leaders des partis RRD, UDIR et PLP, ces derniers annonçaient avoir quitté le collectif des 10 candidats à la présidentielle du 18 octobre dernier avec l’AFC de Dr Mandiouf Mauro Sidibé, ce lundi 2 novembre 2020 à Conakry. Le parti de Dr Mandiouf Mauro Sidibé, l’Alliance des Forces du Changement (AFC), a catégoriquement démenti et menace de porter plainte.    

Joint au téléphone, par notre correspondant local basé à Kankan, Mamoudou Cifo Kétouré, le secrétaire général et directeur de campagne du candidat Mauro Sidibé, a rejeté cette déclaration. « C’est avec regret que nous avons appris cette attitude malsaine des politiciens égarés. Ils ont présenté même quelqu’un dans la salle sous mon identité ; ce qui est une usurpation de titre. C’est pourquoi je vais porter plainte contre celui qui a utilisé mon identité. En même temps, ils ont dit que notre parti se désolidarise de collectif des 10, ce qui est faux et archifaux », a annoncé le directeur de campagne de l’AFC.

Poursuivant, il rassure que son parti reste fidèle à sa déclaration. « Nous restons au niveau de l’AFC fidèles à la déclaration de notre candidat, Dr Mandiouf Mauro Sidibé. Une déclaration selon laquelle l’AFC invite à un dialogue sincère et inclusif, sous une méditation extérieure, et nous avons condamné l’attitude de la communauté internationale qui est venue sans rencontrer tous les leaders politiques. Nous avons condamné toutes formes de violences d’où qu’elles viennent et nous avons appelé la Cour constitutionnelle à plus de responsabilité, avec les autres partis du collectif des 10 au siège du PACT. Notre candidat, Dr Mauro Sidibé, a fait connaitre la position du parti, c’est-à-dire que nous, en lieu et place d’une requête à la cour constitutionnelle, qui a été incapable de respecter son propre arrêt relatif à l’article 85 du code électoral révisé, demandant de remettre une copie lisible de procès verbal de bureau de vote a chaque représentant de candidat, comment voulez- vous qu’ils soient responsables au point de donner une décision correcte ? Donc je ne veux pas cautionner ça. Moi, je veux qu’il y ait un dialogue sincère et inclusif, de ne pas attendre, parce que vouloir attendre la décision de la cour constitutionnelle, on ne fera pas l’économie des violences. Ça, c’est notre position, et cela n’a pas changé et je suis contre toute forme de violences, et je l’ai signé. À l’époque on n’a parlé d’aucune manifestation, personne n’a parlé de manifestation », a-t-il rappelé.

Moussa Konaté pour Guinee7.com